Bow Low signe l’album français du semestre : de l’Or(ne) pour les Braves !

Bow LowA quelques encablures de la fin du semestre, on peut le dire sans hésiter : Summer Memories (TFT Label) est le meilleur album de rock français qu’on a écouté en 2015. Troisième album d’un groupe de l’Aigle (dans l’Orne), né en 2007, et emmené par ses deux leaders historiques Nicolas Casmus (textes) et Manuel Laisné (musique), Bow Low avait fait un peu parler de lui fin 2012 avec l’album 30W 10W.

Summer Memories reprend évidemment plusieurs des ingrédients de ce deuxième LP : des claviers saillants, une capacité innée pour varier les ambiances et brasser les influences, une sophistication classieuse et un certaine retenue dans les moyens qui définit une sorte d’austérité ou de ligne claire cold wave. Summer Memories a l’évidence et la spontanéité du live mais la tenue en bouche et la profondeur d’un grand disque. Entre l’inaugural Mesmerizing Highways qui est une grande chanson d’ambition à la Fuck Buttons et le tube immédiat Kabuki Dance, Bow Low s’impose ici comme un groupe passionnant dont l’itinéraire méritait d’être exploré plus avant. San Petrus est une petite merveille de délicatesse et de poésie à la Morrison, qui témoigne de la qualité référentielle à l’œuvre ici. Formidable creuset d’influences et grand album transgenre, écrit exclusivement entre hommes, Summer Memories est un album de campagne, conquérant et bravache, à la liberté insolente (et dansante), et qui élargit les frontières de la pop. Le travail de production, assez exceptionnel, donne à l’ensemble une patine qui marie les sonorités du rock à l’ancienne et l’esprit d’innovation de l’époque. Entre Wire et Vampire Weekend, on peut déceler chez ces Ornais la parfaite incarnation de la grande pop synthétique (et non de synthèse) qu’on appelle de nos vœux depuis longtemps et qui court désormais depuis Baltimore (Future Islands) jusqu’à Sheffield (Heads Off). On peut danser en faisant la gueule, prendre du plaisir sans sombrer dans l’hédonisme débile et sonner neuf sans renier sa discothèque. 

Votre album démarre par un morceau assez fascinant, Mesmerizing Highways, qui parle de « prendre la route jusqu’à la fin » et qui est assez singulier : une voix new wave, des harmonies tribales, un clavier quasi psychédélique et un ensemble finalement assez enlevé. Est-ce qu’on peut dire que c’est un « morceau signature » ? Le mélange des genres a toujours été votre marque de fabrique…. 

Manuel Laisné : On peut dire que Mesmerizing Highways est un morceau signature, mais au même titre que les autres chansons de l’album, en fait. En effet, nous aimons beaucoup jouer avec le mélange des styles. Nous tentons de superposer, d’isoler ou de lier différentes couleurs musicales, différentes époques ou différentes cultures. C’est vrai, qu’il y a dans Mesmerizing Highways une rupture assez radicale, quand on arrive sur le refrain, entre une sorte d’électro analogique et un zouk garage, assez représentative du reste de l’album. Nous avons sorti un EP fin 2014, Happy Hunting Underground, sur lequel il y a quatre titres qui nous semblaient représenter les différentes ambiances que l’on retrouve sur l’album. Nous pouvions donc choisir l’ordre des titres pour faire un album avec un grand « A », en se dédouanant de la tendance actuelle à mettre sur les quatre premières plages les titres les plus « accrocheurs ». Pour nous, un album s’écoute dans son ensemble, ce n’est pas une succession de chansons que l’on peut isoler les unes des autres.

Vous enchaînez avec le single Kabuki Dance qu’on avait découvert l’année dernière sur votre ep et on repart musicalement du moins pour un autre voyage. Cette thématique de la « circulation », du voyage est assez présente sur l’album. On a cette idée d’un voyage dans l’espace mais aussi d’un voyage dans le temps, d’une déambulation mentale, voire chimique (Plastic Tangerine). C’est le fait d’habiter à l’Aigle qui vous donne des envies de prendre la tangente ?

Manuel : Nous avons quitté Paris pour revenir dans notre campagne, parce que l’on se sentait vraiment à l’étroit dans nos appartements et dans les rue de la ville. Et il est vrai que les grands espaces nous ont ouvert le cerveau, nous pouvions enfin régurgiter tout ce que l’on avait dans le ventre et dans la tête, crier, faire du bruit et être nous-­mêmes. Il n’y a pas de frustration à vivre à la campagne pour nous qui avons bougé et qui bougeons encore.

J’ai lu dans une interview que vous aviez eu l’ambition de faire du « rock rural ». Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est complètement raté. Votre album a une ambition et une amplitude qui en font un album très sophistiqué et extrêmement travaillé. Je trouve qu’il y a un travail sur le son, les textures et globalement de production qui est bien supérieur à votre deuxième album. Comment avez-vous travaillé sur la matière pour Summer Memories ?

Manuel : Nous nous étions séparés, quelques mois avant d’entrer en studio, de Charley Gibot (basse) et de Johann Launay (batterie) après huit super années d’aventures dans Bow Low. Et quinze jours seulement avant l’enregistrement, nous avons rencontré Antoine Simoni (basse) et Cyrill Maudelonde (batterie). Nous avons donc travaillé dans l’urgence et la spontanéité. Très vite, nous avons senti que la sauce prenait et que ça allait être très cool Alors que l’on n’avait que quelques jours de répétition dans les pattes, on a décidé, avec Nicolas Brusq, qui a fait les prises de son et mixé l’album, d’enregistrer live. C’est à dire tous ensemble, dans la même pièce. Le son ne peut pas être, ou très peux, retravaillé. Le disque est le témoin de ce qui s’est passé dans cette pièce pendant une semaine. La matière est brute, les choix de placement de micros et le mix de Nico ont mis en valeur le son du groupe.

Nicolas Casmus: Comme quoi, le fait d’apposer un style sur un groupe est une manière de s’assurer que cela rentre bien dans une case. Je vois de quoi tu parles, mais il s’agit en fait d’une interview que nous avions faite avec Le journal Libération, à propos des groupes, des artistes, qui sont venus (re)vivre à la campagne. Je ne me rappelle pas avoir vu « rock rural » quelques part, et si ça avait le cas je me serais dit a l’époque : « putain encore un qui comprend que ce qu’il veut comprendre » mais aujourd’hui je suis plutôt fier que nous soyons « estampillés » Rural. Et dans ce cas, pourquoi notre « Rock Rural » serait raté ? Il y a aussi de la sophistication et du travail bien exécuté à la campagne, ce sont les préjugés, la désinformation et la normativité qui formatent les esprits. Certaines personnes ont peur de l’inconnu et veulent, comme le dit Frank Black, « leurs spaghettis au gruyère« , mais le contraire est aussi vrai, seulement il faut leur dire aux gens qu’on peut ajouter du basilic et de l’ail. Nous proposons autre chose, dans un format de chanson.

Le premier réflexe du journaliste est souvent de jouer au jeu des comparaisons. J’avoue que ça m’a pris un bon bout de temps avant de trouver quelque chose d’un peu satisfaisant. Votre variété de tons et votre allant font penser au dernier Fuck Buttons. Il y a un peu de Vampire Weekend mais je pourrais aussi bien dire David Byrne ou Wire. Et puis il y a des titres qui défient l’entendement comme le somptueux Infinite Spring. Comment est-ce que vous vous en tireriez si on vous demandait de caractériser votre son et votre travail par référence à d’autres ? 

Manuel : Pour le coup, en ce qui me concerne, j’ai beaucoup écouté Vampire Weekend. Nous sommes comme tous les musiciens et artistes en général, sous l’influence les uns et des autres. Plus le temps avance, plus il y a de références, avec les voyages, encore d’autres influences, et avec le Net, je te dis pas ! Il n’y a pas de Vampire Weekend sans Paul Simon, pas de Keith Richards sans Chuck Berry, il n’y a presque rien sans les Beatles ! Mais sans the Doors, the Cure, sans l’amour, l’alcool et l’herbe, je ne sais vraiment pas s’il y a notre nouvel album, Summer Memories !

Ce qui est assez formidable chez vous, c’est que dans la diversité, on trouve néanmoins une vraie identité sonore, une cohérence très très forte. Comment est-ce que vous fonctionnez en tant que groupe ? Qu’est-ce qui vous réunit ?

Manuel : C’est l’identité de chaque membre du groupe qui fait le groupe. Pas seulement les influences musicales, mais tout : l’éducation, l’expérience, la vie, en général. On ne fait pas juste de la musique ensemble, quand on est en tournée, en studio ou en répétition, on discute, on mange, on rigole, on se prend la tête, on vit ensemble, quoi ! Quand des membres du groupe changent, c’est la singularité, l’identité du groupe qui change.

Le groupe existe depuis sept ou huit ans maintenant. Comment vous êtes-vous rencontrés/assemblés ? 

Manuel : Nico et moi sommes potes depuis le collège, c’est déjà la musique qui nous avait réunis. Nous avions un groupe à l’époque et avions croisé Charley et Johann, qui étaient dans une autre formation. Après avoir fait un bout de vie chacun de notre côté, nous nous sommes retrouvés à Paris, où l’envie de remonter un projet ensemble nous est venue. C’est tout naturellement que nous avons fait appel aux gars qui faisaient toujours de la musique… Quelques années plus tard, notre ingé son, Gazpard Macé, est passé au clavier. Quand nous nous sommes séparés, l’an dernier, de Charley et Johann, nous cherchions mentalement qui pourrait faire l’affaire, sans trouver. Mais le bouche à oreille a fonctionné et on a rencontré Antoine et Cyrill. Après avoir passé quelques soirées arrosées, on était tous d’accord pour dire qu’il fallait faire de la musique ensemble.

Nicolas : Je faisais le calcul hier, 11 musiciens ont joué dans Bow Low. Il y a 11 ans, je suis arrivé chez Manu avec une quinzaine de titres. A l’époque, j’écoutais beaucoup les Wampas et ça se ressentait beaucoup dans les morceaux. Nous avons décidé de (re)monter un groupe (Nous avions déjà monté un groupe à l’adolescence). Ça ressemblait à des chansons dadaïstes, punky, puis en 2008 on a changé de nom en passant de Bolonaise à Bow Low. On a évolué et grandi, notre style devenait plus Punk-Rock et on composait chacun des morceaux. A partir de 2012, Manu a composé tous les titres puis c’est resté ainsi, je me suis consacré plus amplement aux textes en anglais. En 2014, on a rencontré Cyrill (batterie) et Antoine (basse). Cette rencontre a été déterminante pour le son de « Summer Memories ». Quinze jours après cette rencontre, nous rentrions en studio et enregistrions l’album en live. Aujourd’hui nous jouons avec un nouveau batteur, Olivier « Ange Oliver » Ferrarin qui joue aussi avec Camille Babaz et Johnny Hallyday.

Comment est-ce que vous travaillez ? J’ai cru comprendre que les morceaux démarraient à partir du travail de Manuel Laisné ? Est-ce que vous démarrez à partir de chansons bien établies ou est-ce que la chanson se fait en studio ou en répét ? 

Manuel : Je fais les musiques de mon côté, j’enregistre tous les instruments comme je les entends dans ma tête. Ensuite, Nico pose des textes dessus, puis nous faisons écouter les maquettes aux autres. Une fois les titres choisis, nous travaillons le son avec tout le groupe en répet’ ou directement en studio, avec l’interprétation que chacun apporte aux parties. Nous discutons beaucoup des grooves, chacun doit se sentir à l’aise dans les tourneries, nous remettons tout en question s’il le faut, parfois tout est à revoir et d’autres fois, ça roule nickel.

Nicolas : Manu chante en « yaourt » sur ses compos, j’écris dans la forme qu’il a donnée à ce chant, en faisant attention à la rythmique et à la couleur des mots. En même temps j’essaie de donner du sens et de la poésie au tout.

Lorsque vous travaillez sur un album, qu’est-ce qui va faire au final que le projet va prendre telle ou telle direction, tel ou tel sens. Est-ce qu’à un moment il y a une thématique, un lien qui émerge entre les morceaux ou est-ce que vous vous concentrez sur les morceaux avant d’essayer de les recomposer, lorsque vous avez le nombre, en quelque chose d’à peu près cohérent ? 

Manuel : On bosse les titres, sans se préoccuper de la cohérence. Comme je l’ai dit déjà, on mélange des trucs, après on voit ce que ça donne. C’est le jeu de chacun d’entre nous et la voix de Nico qui font la cohérence. Notre seule ligne directrice est de ne pas en avoir.

Comment est-ce que vous savez que le morceau est bon ou au contraire qu’il est bon à jeter ? Est-ce qu’il y a beaucoup de déchets ? Je ne vous fais pas le coup de la question « est-ce que vous fonctionnez de manière démocratique ? » mais comment se fait le « contrôle qualité » entre vous ?  

Nicolas : Les morceaux sont rarement mauvais. On garde la plupart d’entre eux.

Manuel : Quand on joue un titre et que tout le monde a le sourire, c’est bon signe. Après on n’est pas toujours d’accord, normal. Quand ça ne passe pas, on essaie d’autres chemins, on discute, on se défie, on se chambre, et une fois l’orgueil de chacun outrepassé, on fait confiance. La création, c’est dans un premier temps avoir confiance en soi ou, au moins, en ses propositions, et ensuite avoir confiance en ses camarades. Mais les compromis dans la création, ça ne marche pas, à mon sens.

Votre album précédent est sorti en 2012. Vous avez sorti un EP avant l’album. Cela veut dire que vous travaillez relativement intensément. Comment s’organise votre activité musicale ? J’imagine que certains d’entre vous doivent être en couple, avoir des gamins, que la plupart travaillent. A quoi ressemble la vie des Bow Low ?  

Manuel : De la musique, encore de la musique et toujours de la musique.

Nicolas : Pour ma part, je m’occupe uniquement des textes et du chant dans le groupe. Nous avons tous des enfants, Nous ne faisons que de la musique avec en parallèle d’autres projets artistiques ou de technicien. Nous répétons le plus souvent possible.

Le groupe est exclusivement masculin. On sent une très forte cohésion dans la manière dont vous jouez. C’est important ce côté « groupe de mecs » dans votre travail ensemble ? Je vous imagine bien aller au pub ou regarder un match de foot après les répétitions. 

Nicolas : Je crois qu’aucun d’entre nous n’aime le foot. Par contre on aime bien aller au pub.

Manuel : Sans vouloir être lourd, quand on joue ensemble, c’est vraiment le pied total, pour nous cinq. Quand tu partages ça avec tes potes en faisant de la musique, c’est une sacrée expérience, c’est important. On écoute aussi pas mal de disques ensemble. Ensuite, on va au pub, mais pas pour regarder du foot !

L’album garde une ambiance assez punk rock ou post-punk. Ca sonne très « anglais » si j’ose dire avec des réminiscences d’une forme de liberté qu’on retrouve chez des types comme Orange Juice ou The Clash. Certains morceaux me font aussi penser (c’est le clavier !) aux premiers Pulp. Je pense à ceux où il y a un chant de quasi crooner comme Artemis ou Out of the Blue ? Vous avez un côté très britannique pour des Français, si je mets de côté San Petrus qui est la chanson très Doors du LP. Vous prenez ça comme un compliment ?

Nicolas : Bien sûr c’est un compliment !

San Petrus, justement. C’est l’une de mes préférées. Est-ce que vous pouvez m’en dire plus sur ce morceau. D’où il vient ? Ce qu’il évoque pour vous ? 

Nicolas : C’est une chanson qui parle du village où je vis dans l’Orne. J’en fais le tour en footing et j’ai appris à connaître ses reliefs et sa géographie comme ça. C’est un endroit charmant et paisible jouxtant une Forêt domaniale. J’y parle aussi de l’absurdité de courir et de faire du sport, et des chasseurs qui tuent leur ennui, assis comme s’ils étaient devant leur télé, à attendre que le gibier soit rabattu. Pan !

Je ne vais pas le faire pour chaque morceau, rassurez-vous mais je voulais tout de même vous interroger sur Infinite Spring qui est aussi un morceau atypique ici, tempo ralenti, quasi atmosphérique. Comme il est placé en plein milieu de l’album, cela lui donne un peu plus d’importance. On est là aussi au cœur du thème central de l’album : le temps qui passe, la mémoire, la manière dont on voit le temps, les saisons avancer. Quel était au juste le projet autour du disque ? 

Nicolas : ce morceau devait être un morceau punk-garage à la base, puis le réalisateur (Nicolas Brusq) nous a convaincu que ça ferait un très beau slow. on a fait une seule prise et ça a été la bonne. Oui en effet, c’est une chanson qui parle du temps cyclique, et des évènements qui se répètent comme une source infinie. Mais j’aime bien écrire comme on peindrait un tableau, plus de rouge ici, là enlever un trait, jusqu’à ce qu’il y ait un équilibre et que j’y trouve du sens. Il n’y a pas eu de projet autour du disque, de mettre ce morceau au milieu de l’album permettait juste d’amener une respiration.

A plusieurs reprises, vous parlez de confusion, d’effacement. Il y a le titre bien sûr qui renvoie à des souvenirs fugaces mais aussi cette histoire sur Happy HuntingUnderground où le type découpe et se grime à partir d’images de gens dans les magazines. La quête d’identité, le qui on est, le trouble est quelque chose qui vous intéresse ? 

Nicolas : Oui, la vie est un vaste théâtre absurde, on change en permanence au contact des autres. C’est sûrement ce dont parle Morrison dans the changeling. C’est un thème qui m’inspire.…

 Je reviens sur l’Aigle et l’Orne. Vous disiez en 2012 que vous aviez pris plaisir à vous retrouver à l’Aigle après des escapades à Paris notamment. Quels sont aujourd’hui pour vous les avantages et désavantages d’habiter « en province » ?

Nicolas : les avantages : L’espace. La non-promiscuité, l’intimité avec la nature, le confort de vie et avoir assez de place pour jouer de la batterie à la maison. Les désavantages : Prendre sa bagnole pour chaque sortie et pour chaque concerts.

Est-ce que cette image de provinciaux ne vous sert pas pour démarcher les maisons de disque, les tournées etc ? 

Nicolas : Non pas du tout, enfin du moins je ne crois pas sinon nous le saurions.

Votre musique est assez intemporelle et je n’ai pas décelé d’influence ornaise évidente dans vos textes ou votre musique. Vous pratiquez le « rock hors sol » ou je n’ai pas bien écouté ? 

Nicolas : Whaou ! Cette question est assez « Hors sol » aussi ! Quand nous avions quinze ans, nous trainions à l’Aigle avec des jeunes de vingt ans que nous considérions comme nos grands frères. Ils avaient un groupe : « IO ! », et nous étions fans. Ca nous a beaucoup influencé. On a du coup écouté ce qu’ils écoutaient, comme PIL ou encore Rollins ou bien Guns and roses et Faith no More. A part ça je ne suis pas assez spécialiste en musique traditionnelle ornaise !

Quelle est votre ambition aujourd’hui ? Les disques se vendent mal. Il y a les tournées mais, sauf si on remplit les Zénith, là aussi les publics sont un peu plus maigres et les salles assez petites. Qu’est-ce qui vous motive ? 

Nicolas : Nous sommes dans une bonne dynamique et nous avons déjà un nouvel album de prêt, notre ambition est de très vite le sortir. Nous aimerions que celui-ci soit encore plus personnel. On se motive quand on se retrouve ensemble, en tournée, c’est en permanence que nous créons des choses, ça va loin ! Au final on crée une tribu et des liens forts. Si tu décides d’arrêter ça fait mal comme une histoire d’amour mais la musique est plus forte. En deux mots : MU – SIQUE !

Est-ce que vous avez un objectif précis avec cet album ? Un rêve ?
Nicolas : Que le monde entier l’écoute et qu’on se fasse plein de pognon pour acheter de belles bagnoles !

Vous avez prévu pas mal de concert jusqu’au mois de juin. Comment est-ce que vous abordez cette période : excitation, un peu de crainte ? 

Nicolas : Oui en effet, on l’aborde tranquillement, avec beaucoup de plaisir.

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