Chain Wallet nous enchaîne

Chain WalletHoulala, ce n’est pas bien de se repaître dans la nostalgie. Mais qu’est-ce que c’est bon ! A l’heure d’essayer de vous vendre le premier album de Chain Wallet qui vient de paraître sur Jansen Plateproduksjon, on n’est pas fichu de trouver une seule référence contemporaine. On pourrait citer éventuellement un Twin Shadow, mais dans une version plus cold que soul, plus fleur bleue que gay friendly. Ou encore The Drums cryogénisé.

Le problème aussi, c’est qu’on n’a pas non plus trouvé la formule qui fasse mouche. La formule choc à coller sur un sticker qui appâterait le chaland.

Le Pet Shop Boys scandinave à guitares. Trop compliqué et allusif.

Un Blueboy en mode FM 80’s. On s’approche, mais à part les fans de Sarah Records, pas grand monde pourra saisir la référence.

Felt faisant une reprise jangle de Cabaret Voltaire. C’est pas mal pour souligner les arpèges de guitares et les basses profondes.

Une version romancée de New Order qui se serait nourri de sitcoms à l’eau de rose. Mais attention, Chain Wallet n’est pas niais pour deux sous.

Donc pour résumer et tenter de circonscrire le périmètre, on dira que Chain Wallet fait de la new-wave matinée de shoegaze, de la synth-pop romantique ou encore de la dream-pop poisseuse. Et comme le trio vient de Bergen, la production rappelle leurs confrères norvégiens, passés maîtres dans le rétrofuturisme. Les guitares carillonnent et se réverbèrent à l’infini, le chant distille une mélancolie radieuse, la rythmique incite à danser en chialant comme une madeleine.

Bon, en clair, on adore et comme la quasi moitié de l’album est disponible en écoute sur leur soundcloud, on vous invite à savourer cette mignardise.


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