[Musique de l’intime et algorithmes #7] – Aujourd’hui, Hanry

Hanry - CycloneFacebook, un dimanche à glander. Un post de KEXP daté d’il y a quelques heures en arrière apparait sur le mur : session de Hanry enregistrée à Rennes lors des dernières Transmusicales. C’est vrai, la radio de Seattle est désormais partenaire des Trans ; on l’avait appris il y a quelques semaines en y découvrant la session de Championne enregistrée au même moment, assurément une des artistes à suivre dans les mois qui viennent. Dès les premiers instants, le post rock académique d’Hanry attire l’oreille quand à l’image, apparait soudainement, tenant la basse, Mathilde Lejas, notre championne donc. KEXP + Post Rock + Championne ; voilà, l’algorithme a, comme cela arrive parfois, parfaitement fait son job. Merci.

Hanry, sextet rennais, regroupe des membres déjà actifs de la communauté rock rennaise réunis autour des compositeurs Anthony Leliard (Kid Wise) à la guitare et du très actif musicien parisien Marc Mifune aux claviers. Outre Mathilde Lejas, complètent le line-up pas moins de deux ingénieurs du son, Clément Champigny (du Studio 123) à la batterie, Jean-Anaël Aubaux (du Studio DiscoCasino) à la guitare et Hadrien Benazet (The 1969 Club) pour une troisième guitare. Un profil idoine pour un mur du son en bonne et due forme et de fait, les premières impressions ne peuvent que ramener à Mogwai et Explosions In The Sky tant Hanry navigue dans les mêmes eaux dans lesquelles le chanteur est porté disparu depuis belle lurette et où aux instants de pétole contemplatifs succèdent les tempêtes assourdissantes qui vous remuent les tripes, jamais à l’abri de se faire surprendre par deux ou trois vagues scélérates qui vous submergent de ces émotions soniques dont on raffole (Cavale, Cyclone).

Pourtant, à l’écoute du premier EP, Panorama paru en 2022 et réédité augmenté de deux titres l’an passé puis du single Cyclone sorti en novembre dernier, on s’aperçoit très vite qu’Hanry ne se satisfera pas de reproduire même parfaitement des ambiances déjà mille fois entendues mais tient à apporter dès ses premières compositions une touche personnelle qu’il s’attachera, gageons-le, à développer dans ses prochains travaux. La présence de Marc Mifune, par ailleurs producteur électro, est certainement pour beaucoup dans la présence influente des claviers (piano, synthés, boucles…) dans la musique d’Hanry, lui insufflant un surcroit d’épisme qui transporte les morceaux dans une tout autre dimension, allant même jusqu’aux couleurs d’un Boards Of Canada revisité (Zénith [Tape#1]).

Premiers EP numériques, participations remarquées aux Transmusicales 2023, des sessions télé (Culture Box) et radio (KEXP) : Hanry et sa bassiste poursuivent un étonnant chemin parallèle et on leur emboite bien volontiers le pas, dans l’attente de l’étape incontournable d’un premier album qui viendra confirmer ces premières impressions complétement enthousiasmantes.

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