Presque Marseillaise (son installation dans la cité méditerranéenne se précise), Pauline Drand poursuit sa vie d’artiste slasheuse.
Si elle fut sur scène au théâtre il y a quelques mois, si elle dirigea aussi un quatuor à cordes dans le cadre d’une résidence dirigée par le compositeur Renaud Barbier et si plus récemment elle fit partie du jury pour le prix de poésie Léon-Paul Fargue, l’artiste – qui reprit le répertoire de William Sheller au début de l’année – a toujours en ligne de mire la réalisation du successeur du très beau Faits Bleus, dont elle nous fit un petit point d’étape à son sujet au cours de cette interview.

On se souvent encore des courtes home sessions que Pauline proposait lors des confinements, ces périodes délicates et anxiogènes dont on garde sans doute une trace dans nos veines. A l’époque l’auteure-compositrice-interprète avait repris (guitare-voix) Les mots bleus de Christophe (le chanteur venait de disparaître) et Les mains d’or de Lavilliers.
En ce début de printemps, c’est au piano que la musicienne présente sa relecture du titre le plus emblématique de la discographie de Dominique A : Le courage des oiseaux. Une chanson comme un écho au texte du sublime Aux jours de juillet :
Et les oiseaux savent mieux que nous
Partir pour s’abriter
Ils volent vers l’est et nous on reste
Les oiseaux, les animaux, sont au cœur de l’univers de celle qui rencontre des chats à chacun de ses déplacements. Même (et surtout) au sein de ses chansons d’amour, notamment au creux des deux titres suivants issus de son double EP paru en 2018…
Si vous souhaitez en savoir plus sur cette artiste (elle fut l’une de nos Outsiders lors de la première édition de notre festival), ruez-vous sur sa discographie et visionnez cette courte bande démo…
Photo et vidéo de la reprise : Maxime Pargaud et Pauline Drand.

