Comme chaque année et pour ne pas perdre les bonnes habitudes, on ne résiste pas à la tentation de faire gagner quelques places à nos fidèles lecteurs pour assister au concert de clôture de notre festival Outsiders. L’événement se tient au Supersonic Records à Paris, 9bis rue Biscornet, le samedi 26 septembre, entre 20H et 23H, et présentera sur scène deux artistes dont le statut d’outsiders n’a pas à être démontré : Momus, le magnifique, qui revient sur scène à Paris et sur scène tout court pour la première fois depuis 2019, fort de ses quarante et quelques albums et d’une carrière démarrée au début des années 80 au sein du groupe The Happy Family. Les 45 ans qui suivent seront brillants entre un run remarquable chez Creation, une influence majeure sur quelques grands noms de la britpop parmi lesquels Brett Anderson et Jarvis Cocker, puis une carrière cultissime au Japon, Momus signe des monuments pop qui ravissent les amateurs de pop intelligente, sophistiquée et littéraire. L’homme écrit, fait du journaliste, pense et s’impose comme un artiste complet. Il voyage aussi, passant de nombreuses années à l’étranger avant de s’établir… à Paris. Son retour sur scène est un événement et surtout un plaisir de gourmet tant on s’attend à être surpris. Son dernier album est tout frais et devrait donner lieu à quelques chansons inédites.
A la suite, le festival accorde à Scott McCloud la tâche pas si lourde de conclure cette édition. Ce que le chanteur américain devrait assumer sans trop de difficulté. Le chanteur des Girls Against Boys a, avec son groupe fétiche, eu l’expérience des audiences monumentales puisqu’il a, notamment, joué devant des foules immenses durant les Lollapalooza 1993, 1994 et 1996, aux côtés de groupes immenses de la période. Mais l’écrin que préfère McCloud ce sont les night clubs et les salles à taille humaine qui lui permettent de faire parler à hauteur d’homme sa voix si particulière, rocailleuse et bluesy. Si Momus chante comme Bowie, la voix de McCloud évoque plutôt celle de Bukowski comme le faisait remarquer récemment un internaute. Si c’est souvent ce qu’on retient de lui, on se permettra aussi d’insister sur sa qualité d’écriture, évidente lorsqu’on écoute son premier album solo véritable, Make It Forever. Le chanteur a tourné au printemps entre Rennes et Poitiers mais n’était pas passé par Paris. Le festival Outsiders vient rattraper cette anomalie, ajoutant toutefois à la configuration scénique… un invité supplémentaire avec la présence aux côtés de McCloud de son ami Simon Lenski, violoncelliste contemporain d’Anvers, avec lequel McCloud avait notamment collaboré au sein de Paramount Styles. Lenski était jusqu’au milieu des années 2010 un membre important du mystérieux Die Anarchistische Abendunterhaltung plus connu sous l’acronyme DAAU, une structure jazz pop rock mouvante qui a rencontré un grand succès.. en Belgique, à côté de dEUS notamment, avant de triompher sur les scènes de Wechter et du Pukkelpop. Lenski devrait amener au son de son ami américain, légende vivante du hardcore, une densité et une profondeur nouvelles.
Pour l’occasion, on vous propose de remporter 3 x 2 places en répondant à la la question suivante :
Quel est le surnom donné par Momus à l’un de nos invités du premier jour, Luke Haines, en raison de sa supposée misanthropie durant la période britpop ?
- l’Émile Louis de la britpop
- Le Hitler de la pop
- Le Donald Trump du rock
La réponse se trouve dans l’ouvrage Bad Vibes : Britpop and My Part In Its Downfall ou sur internet en cherchant un peu.
MAJ du 15/09/26 : le concours est terminé.
Photo Scott McCloud : Fabienne Bonomelli

