Le chef-d’œuvre de Whipping Boy ressort en double vinyle

Whipping Boy Heartworm réédition
On pensait pour l’occasion faire une chronique complète et dithyrambique de l’album Heartworm des Irlandais de Whipping Boy… avant de se rendre compte qu’on avait déjà rédigé celle-ci en 2021, il y a cinq ans. Comme on l’aurait fait en 2026, on avait déjà dégainé alors la note maximale de 10/10, qu’on n’utilise que tous les trois ou quatre ans ou pour revenir sur des chefs d’oeuvre indépassables du passé, afin de qualifier ce disque sorti en 1995 et qui, donc, trente ans après, continue de nous hanter et enchanter avec vigueur.

Histoire de ne pas trop se répéter, on vous renverra donc à ce qu’on écrivait il y a cinq ans ici mais comme on sait aussi que c’est souvent très chiant d’aller de lien en lien, on s’autocitera en guise de re-souvenir :

“Heartworm est un album ample et qui embrasse bien plus loin que sa propre époque, un album de jeunes hommes qui semblent avoir déjà beaucoup vécu et éprouvent une sorte de fatigue et d’amertume par rapport au monde qui vient. Le style est précis, extrêmement littéraire et d’une modernité affolante. Chaque note et vers d’Heartworm sonne comme un trésor perdu, un miracle d’intensité et d’intelligence.”

C’est un peu ampoulé et ça ne résiste pas à l’écoute du disque lui-même et on ne parle même pas de l’indépassable We Dont Need Nobody Else qui est si exceptionnel qu’on pourrait être accusé de survendre la marchandise en le prenant en exemple. Non, pour se rendre compte de la qualité extraordinaire de ce disque, on peut juste prendre l’une des PIRES chansons du disque, disons Users, et s’amuse à la comparer avec un peu près tout ce que vous trouverez entre 1985 et 2025.

Ceux qui n’aiment pas la musique irlandaise, écouteront l’intro de Twinkle, qui est le premier titre du disque, pour se persuader que cette horreur est bien pour eux. On aura beau faire tout ce qu’il faut, écouter ce disque, c’est forcément en tomber amoureux.

La nouvelle édition vinyle ne propose rien de nouveau et de très différent que le double CD sorti il y a cinq ans. C’est un double vinyle, bien lourd et assez élégant, et il y a un beau livret avec de riches commentaires sur le disque. Pour le reste, vous aurez compris que ce billet n’a pour but premier que de refaire l’article encore et encore sur un disque majeur du rock indé de ces dernières décennies. Que vous l’achetiez en K7, en vinyle, en CD ou en MP3, le résultat est quasi garanti et reproductible 1001 fois.

Pour l’anecdote le chanteur Fearghal McKee avait sorti un premier single en 2005/2006 annonçant un album solo qui n’est jamais sorti. Il serait quand même temps.

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