On n’avait pas eu de nouvel album de Echo & The Bunnymen depuis Meteorites en 2014. C’est donc un petit événement qui s’annonce avec la sortie d’Apples for Isaac en septembre, disque du grand retour de Ian McCulloch et Will Sergeant. Les deux compères n’avaient pas complètement disparu durant ces années là puisqu’ils avaient tourné pour l’anniversaire de Ocean Rain, réorchestré leurs standards avec un orchestre et assuré un bon nombre d’apparitions spéciales en concert. Avec l’ancien Blondie, Clem Burker, à la batterie, le groupe s’assure un soutien rythmique de qualité mais de courte durée puisque le batteur est décédé d’un cancer l’an dernier.
Le nouvel album compte onze morceaux et démarre avec un premier single inspiré à McCulloch par les différents passages du groupe dans la capitale belge, le premier pays étranger où le groupe a jamais évolué. Brussels Is Haunted affiche un joli son de guitare et une mélodie vocale plutôt séduisante mais surprend par son texte… minimaliste et sa poésie historique assez inhabituelle chez McCulloch. Le chanteur peint un pays et une capitale hantés par les fantômes de l’histoire, des guerres où l’on boit et danse pour tromper la mort.
Here comes Plastic and Bert Bertrand
We danced at the Classic all night long
Enchanté Belgique et la Place-Grand
Drank rum and cassis and beer blonde because
Brussels is haunted
Brussels is haunted by Waterloo
Brussels is haunted
Brussels is haunted by World War II
World War II
On y retrouve donc associées les figures de Plastic Bertrand et du journaliste et chanteur Bert Bertrand, l’un des acteurs majeurs de la scène rock des années 70 à Bruxelles, auquel McCulloch a rendu hommage dans la présentation du morceau. A l’époque, Bertrand faisait partie du comité d’accueil du groupe aux côtés de l’ancienne petite amie de Ian Curtis, Annick Honoré.
On attend la suite avec une certaine impatience.

