Les Instantanés d’Imara #44 – Charlie Feathers

Charlie Feathers par ImaraLa sortie d’un disque compilant des inédits des Cramps enregistrés en 1977 produites par Alex Chilton est l’occasion idéale pour revenir sur la carrière d’un de leurs maîtres, auteur d’une des nombreuses « chansons que les Cramps nous ont apprises ». Un des modèles de Lux et Ivy, qu’ils ont fait sortir de l’oubli en les faisant découvrir par le biais d’une reprise devenu un classique de leur répertoire: le grand et mésestimé Charlie Feathers.

Charlie Feathers est né le 12 juin 1932 à Holly Springs, dans le Mississippi. Illéttré et fils de paysans, le jeune homme commence à s’intéresser à la musique de la même manière que beaucoup d’autres pionniers du rock: grâce à l’église et au blues, aussi bien celui de musiciens plus reconnus que d’anonymes. Ses héros sont Hank Williams et Junior Kimbrough. Feathers enregistrera même des morceaux avec ce dernier. Au début des années 50, Charlie Feathers est engagé chez Sun Records en tant que musicien de studio et arrangeur. Malgré son talent indéniable, le patron du label, Sam Phillips ne croit pas franchement au potentiel du chanteur et mise plutôt sur un autre de ses protégés: un jeune camionneur de Tupelo nommé Elvis Presley. Phillips accepte néanmoins que Charlie enregistre et son disque sort huit mois après celui d’Elvis sur une filiale de Sun, Flip Records.

Son premier single, I’ve been decided/Peepin eyes est typiquement country, avec violons et slide guitar. Sa voix est plus aïgue, un peu nasillarde, mais convient au genre sans être non plus formidable. Il en est de même pour son single suivant paru chez Sun, Defrost your heart/ Wedding gown of white. Miné par le manque d’intérêt que portent le public et Sam Phillips à sa musique (il refuse son single Tongue-Tied Jill), Charlie Feathers quitte Sun et signe chez King Records, label de l’Ohio qui a entres autres compté dans ses rangs James Brown, Hank Ballard ou encore Johnny Guitar Watson. C’est là que le chanteur va pleinement peaufiner son style et faire la musique qu’il aime vraiment. Deux musiciens se joignent à lui lors des sessions pour ce nouveau label: Jody Chastain (1932/1999-contrebasse) et Jerry Huffman (1932-2012-guitare), parfois appelés The Musical Warriors. Le premier single sorti sur ce nouveau label s’intitule Everybody’s Loving my baby: c’est du rockabilly dans toute sa splendeur, un genre dont il est indubitablement l’inventeur (ou au moins l’un d’eux), bien que Charlie décrivait sa musique comme du

« bluegrass accéléré. Mais la face B retient encore plus l’attention: I can’t hardly stand it, un mid-tempo plus tendu mais tout aussi remarquable, passera pour de bon à la postérité grâce à la fantastique reprise des Cramps, donnant une nouvelle jeunesse et un nouveau public à Charlie Feathers.

Le 45 tours suivant, One Hand Loose/ Bottle to the baby sont du même tonneau: génial rockabilly dynamique avec hiccups, contrebasse, guitares claires et un son sale. En somme, c’est parfait. Sur la jolie ballade aux accents country When You Decide, Charlie Feathers tutoie Elvis Presley et prouve qu’il aurait tout autant mérité le titre de King (même si Gene Vincent méritait également ce titre). Pour mieux vous en rendre compte, écoutez donc la version de Blue Moon of Kentucky par Charlie..

La face B de When You Decide, Nobody’s Woman est sympathique mais sans être au niveau de ses deux derniers singles.

Le single suivant, Get With It sorti en 1956 chez un autre label, Meteor Records sonne plus brut et sent bon la campagne américaine. Sur l’autre face, on y trouve le morceau refusé par Sam Phillips, à savoir Tongue-Tied Jill. Ce bluegrass speed aurait pourtant eu toute sa place chez Sun. Tout le monde peut se tromper..

When You Come Around, de nouveau publié chez King records en 1957 est tout à fait plaisant avec ses chœurs et ce son de guitare typiques du rock années 50. Un autre tube manqué pour le grand Charlie, qui aurait dû devenir un classique. Too much alike est une charmante ballade bien rockab.

Un seul single sorti sur Kay, un tout petit label de Memphis l’année suivante, Why Dont’ You/ Jungle Fever. Encore une petite réussite qui ne cesse de ravir les amateurs du genre. Mais le véritable intérêt de ce single se trouve sur sa face B avec les rythmes primitifs de Jungle Fever. Le morceau sera repris par Tav Falco dans une version plus musclée sur l’album Command Performance en 2015.

La cadence ralentit au début des années soixante: Avec son riff accrocheur, Today and tomorrow est une pépite. La face B, Wild Wild Party est représentative du style vocal particulier de Charlie, entre hocquets, tantôt aigu, tantôt grave, mais un peu moins de son style musical. Le morceau n’est pas mauvais non plus mais ne va pas transformer un introverti en fêtard (ce qui de toute façon, relèverait de l’exploit).

Deep Elm Blues se pourvoit d’un orgue très sixties et d’une ligne de basse qui donnent un côté curieusement soul à l’ensemble (on dirait une production Stax sans les cuivres). Une curiosité à ne pas négliger. Nobody’s Darling, sonne plus rythm’ n blues mais n’est pas pour autant dénué d’intérêt, loin de là. Si Charlie Feathers est reconnu comme le précurseur du rockabilly, l’éloignement de son registre habituel n’est pas pour autant une mauvaise chose, comme nous le prouve ce très bon single de 1962.

La suite sera beaucoup plus calme pour Charlie Feathers. Il ne sortira qu’un seul single en six ans: Tear it up, reprise de Johnny Burnette sur laquelle il est accompagné par le bassiste Marcus Van Story. Non content d’avoir inventé le rockabilly, Feathers anticipe aussi le psychobilly. La version des Cramps (sur l’album Songs the Lord taught us,1980) semble d’ailleurs clairement avoir été inspirée par la version de Charlie. Stutterin’ Cindy, composition originale, est un rockabilly fougueux qui vaut bien l’autre face. Le 45 tours est produit par Tom Phillips, frère de Sam, et Dan Coffey, frère du batteur de Crazy Cavan, un des groupes anglais fondateurs du revival rockabilly britannique dans les années 70. Les deux faces du 45 tours montrent que pour Charlie, rien n’a changé, tout a continué: les chansons ont été enregistrées en 68 mais sonnent comme en 58. En ce temps où tout va très vite, Feathers continue à faire la musique qu’il aime. Les modes et les courants défilent mais il reste fidèle à lui-même, un authentique pur et dur. Un vrai de vrai. Les hippies, le psychédélisme et les Beatles, tout cela lui est étranger et c’est tant mieux. Il a même dit au sujet des quatre de Liverpool: «N’importe quelle maman faisant la vaisselle peut chanter comme les Beatles: La la la. Ce n’est pas chanter avec ses tripes ».

Mais Charlie Feathers n’est pas le seul à se sentir largué par les fleurs, l’amour, la paix et les solos à rallonge. En Angleterre, rockers et autres Teddy Boys clament haut et fort et avec classe leur attachement au rock des origines. Les anglais sont toujours très investis dans leur passion pour la musique, que ce soit le ska, le reggae ou le rock.

Le rockabilly n’est bien sûr pas en reste, et ils n’ont pas fait les choses à moitié: compilations rockab’ en veux-tu, en voilà, ressorties de disques des pionniers du rock, même des plus obscurs. Leurs admirateurs les plus dévoués les font même venir sur le sol anglais pour organiser des concerts, avec un certain succès. Charlie Feathers compte bien entendu parmi les héros de ces britons au goût sûr. En 1977, celui-ci est à l’affiche d’un concert spécial rockabilly aux côtés de Warren Smith, Jack Scott et Buddy Knox au Rainbow Theatre de Londres, pour deux soirs, le 30 avril et le 1er mai.  De ce concert du 30/04 est tiré un album live, intitulé Four Rock n’Roll Legends. Mais quelle époque ce devait être ! J’espère que ces chanceux anglais qui dans le même mois pouvaient applaudir Charlie Feathers et Warren Smith puis les Clash, les Jam et les Buzzcocks (le 9 mai, une semaine plus tard!) se rendent compte de la chance qu’ils ont eu ! À la même période, Charlie Feathers enregistre même des Peel Sessions pour la BBC.

Les années 70 sont ainsi pour lui plus productives. Jusque-là habitué aux singles, il sort enfin un album en 1974, Good Rockin’ Tonight. La musique devient à ce moment-là une affaire de famille: son fils Bubba joue de la guitare et sa fille Wanda fait les choeurs. L’album alterne entre nouvelles versions de ses titres et reprises. Parmi les nouvelles compositions, le chanté-parlé country Call Dog, d’une durée de sept minutes, une longueur inhabituelle chez le chanteur. Notons également une reprise réussie d’Hank Williams (She’s gone), et de Carl Perkins (Matchbox) ainsi qu’une relecture intéressante plus rurale de Blues Stay Away With Me des Delmore Brothers, qui toutefois n’égale la sublime version de Gene Vincent, qui reste la meilleure.

Côté singles, Feathers signe la même année un nouveau classique de son répertoire: That Certain Female. Un fabuleux rockab’ pas daté pour un sou (puisqu’il sonnait déjà comme un vieux titre à sa sortie), tout en cris et tics vocaux qui ne sont pas sans rappeler Alan Vega. Le morceau connaît une nouvelle renommée en 2003 lorsque le cinéaste et grand cinéphile Quentin Tarantino choisit de l’inclure dans la bande-son de Kill Bill.

En 1976 sort un live enregistré en 1973, simplement nommé Charlie Feathers, live in Memphis Tennessee chez Barrelhouse Records, label tenu par George Paulus, passionné de blues et fan de Charlie Feathers. À la formation familiale habituelle constituée de Charlie et ses deux enfants s’ajoute Lawrence Feathers, le frère du chanteur qui pose sa voix sur quelques morceaux. L’ensemble est chaleureux et bon enfant: une ambiance qui s’explique probablement par le fait que ce concert ait été capté dans un bar. La set-list est davantage composée de reprises que d’originaux, comme par exemple Blueberry Hill, le classique de Fats Domino ainsi que de standards tels que Shake, Rattle and Roll, Blue Moon of Kentucky ou Roll Over Beethoven.

Années 70 obligent, on remarque que Bubba tente de moderniser la musique de son père à coups de pédale wah-wah…c’est sympa, mais était-ce vraiment nécessaire ?

À la fin des années 70, Charlie Feathers monte son propre label, Feathers Records. Il y publie une dizaine de singles autoproduits et un diptyque sur microsillons, aux noms minimalistes de Volume 1 puis Volume 2. Méconnus et jamais réédités depuis, ces deux albums valent pourtant le détour, montrant un Charlie bien en forme.

La voix se fait plus grave et le ton varie entre blues, country et rockabilly. Sur Volume 1, retenons I’m moving on, les élégantes ballades These Ain’t Raindrops et On a Cold Dark Night, sur lesquelles il déploie ses talents de chanteur ou encore le nerveux et inquiétant Long Time Ago.

Volume 2 est un album davantage tourné vers la country et le bluegrass que son prédecesseur mais n’en reste pas moins agréable. Way in the night et Satisfied Mind respirent une Amérique à la fois éternelle et disparue, qui n’existe peut-être même que dans notre imagination. La musique est à l’image de la pochette montrant le rocker vieillissant dans ce qui semble être un bar, se tenant devant un distributeur de cigarettes (?) avec téléphone au mur et portraits de pionniers du rock au mur, dont Jerry Lee Lewis et Charlie Feathers lui-même. Le disque se termine sur Wide Muddy River, un hommage habité, à la fois apaisé et ténébreux à une de ses cousines tuée à l’âge de treize ans dans un marécage du Mississippi.

Malgré une production assez foisonnante et une petite reconnaissance de la part des amateurs de rockabilly, dont les Cramps et leurs fans (du moins, les plus curieux), Charlie Feathers reste cependant un artiste oublié, même en cette première moitié des années 80 ou certains rockers se tournent vers les prémices de cette musique. Parmi ces musiciens se réclamant des pionniers, il y a un artiste majeur de la scène rock de Memphis: Tav Falco. Avec ses Panther Burns, il livre un rockabilly déglingué, incontrôlable et incandescent et ce particulièrement sur leur premier album, l’excellent Behind The Magnolia Curtain. Mais ce déconstructeur du rock n’roll a aussi un immense respect pour ces musiciens marginaux qui ont façonné le rock.

Un riche et passionnant patrimoine qu’il préserve à travers sa musique et dans un copieux livre retraçant l’histoire de Memphis et de sa musique (Ghosts Behind the Sun). Charlie Feathers est un artiste que Tav Falco apprécie beaucoup.

Par l’entremise de celui-ci, Feathers signe deux albums sur le label français New Rose, maison de disques indépendante spécialisée dans les recalés de l’histoire officielle du rock qui publia un grand nombre de disques de Tav Falco, mais aussi de son collègue Alex Chilton, Johnny Thunders, Roky Erickson ou encore Bo Diddley. Paraît ainsi en 1987 un EP de six titres, New Jungle Fever qui promet un retour avec soin et style, comme souvent chez New Rose: photo prise par Tav Falco et notes de pochette signées Lux Interior. Sur la face A, des titres de Feathers: Jungle Fever dans une nouvelle version qui a du punch, presque funky, proche de celle qu’en fera Tav Falco plus tard, avec des choeurs et des petites expérimentations vocales. You believe everyone but me et son riff à la Chuck Berry montre que Charlie Feathers reste le père du rockabilly. La face B laisse place à des reprises, un Roll Over Beethoven ralenti, primitif et menaçant. Et surtout une irrésistible version virile de He’ll have to go, sans doute le meilleur titre du disque.

Ce retour plus qu’encourageant se confirme l’année suivante avec l’album Honky Tonk Man.

La pochette montre un Charlie ayant fière allure sur sa bécane (une Harley Davidson de 1934), vêtu d’une veste en cuir noir avec des lunettes de motard. La photo est de Tav Falco, et si un autre que Charlie avait été dessus (par exemple, Johnny Halliday-beaucoup trouveront que c’est une hérésie et je m’en excuse), la pochette aurait été kitsch et ridicule. Mais ce n’est pas le cas, bien au contraire, la photo a de la gueule. Musicalement, c’est du rock n’roll de haut niveau grâce à des titres comme Workin’ on a building (avec Charlie qui tient la note et son piano boogie),If you were mine to lose, et un Blues Suede Shoes simple mais qui tient la route tout en montrant que Feathers n’avait rien à envier ni à Elvis, ni à Carl Perkins.

Si le revival rockabilly des années 70 et 80 a grandement concerné le public anglais, la France n’était pas non plus en reste. Bien que n’étant qu’une mode passagère pour certains ignares, le rockabilly fédère pourtant une communauté restreinte mais solide dans l’hexagone. Certains disquaires se spécialisent dans le rock fifties, des groupes se montent et les légendes du genre sont invitées sur les scènes françaises par des passionnés du genre. Le 28 février 1987, une association de fans de rock des années 50 organise un concert de Charlie Feathers dans la salle des fêtes de Pontault-Combault, une commune de Seine-Et-Marne. Le spectacle fait l’objet d’un enregistrement pirate, nommé Charlie Feathers live in Paris, (il faut bien admette que c’est plus facile à prononcer et à situer). Les quelques photos du concert qui circulent montrent un Charlie Feathers heureux et touché par la présence de ce petit comité de rockers français admiratifs face à un vétéran du rock des premiers jours. On le voit sur scène dans un beau costume, la chevelure argentée, ou signant des autographes à des fans.

Un sentiment qui se reflète aussi dans l’enregistrement du concert, où l’artiste livre notamment une version touchante de Too Much Alike et un One Hand Loose plus détendu.

En 1991, dans le cadre de sa série des American Explorer, le label Nonesuch Records, filiale de Warner, confie à Ben Vaughn la production d’albums de trois méconnus dont Charlie Feathers. Avant d’être à l’origine du grand choc des titans des années 90 en réunissant Alan Vega et Alex Chilton pour un superbe disque d’improvisations nocturnes (Cubist Blues,1996) puis de devenir le compositeur des musiques de la sitcom à succès That 70’s Show, (l’équivalent de Happy Days pour les années 70), Ben Vaughn s’illustrait déjà au sein de deux groupes, The Ben Vaughn Combo et Pink Slip Daddy (ces derniers mériteraient d’être davantage mentionné). L’album, qui porte simplement le nom de Charlie Feathers, est essentiellement country, mais sans être exempt de l’entrain qui caractérise le chanteur, comme sur

A man in love et Mean Woman Blues. Le temps passe, mais Charlie ne regarde pas en arrière, ni même en avant, il vit dans le présent. Dans son présent: la vie continue. Il le dit lui-même, avec le style et la décontraction qui le caractérisent: I don’t care (if tomorrow never comes-reprise d’Hank Williams). Defrost your heart et surtout A Long Time Ago, sont autant de signes du vieillissement gracieux d’un artiste dont la musique reste toutefois sans âge.

Au cours des années 90 et 2000, le label Norton Records, dirigé par Billy Miller et Miriam Linna, première batteuse des Cramps, exhume de nombreuses archives, démos et inédits de Charlie Feathers sur plusieurs volumes, comme ils l’ont également fait pour Hasil Adkins et Link Wray.

En 1995, SunJay Records, un label suédois spécialisé dans le rockabilly, rassemble sur le bien nommé CD I Ain’t Done Yet des sessions enregistrées en 1991.

Charlie Feathers disparaît en juin 1998 suite à des complications liées à son diabète, à 66 ans. Un mois avant sa mort, une compilation retraçant sa carrière en une quarantaine de titres sortait chez Revenant Records, avec des notes de pochette de Jim Dickinson et du grand écrivain Nick Tosches. Sur cette compilation se trouvent deux morceaux enregistrés à la fin des années 60 avec son ami et mentor Junior Kimbrough: Release Me et Feel Good Again, précédemment édité en 78 tours.

Avec Charlie Feathers, c’est un son, une voix, un style qui s’en vont. Une certaine idée du rock n’roll. Osons même dire que c’est une partie de l’Amérique qui s’en va, même si la plupart de ses habitants ne le savent pas. Dans les années 50, Charlie Feathers a tourné aux côtés d’Elvis Presley et de Carl Perkins, mais il n’a jamais eu la même reconnaissance que ses illustres collègues, si ce n’est que d’une poignée d’esthètes éclairés, qui saluaient la beauté primitive de ses chansons, son authenticité et son refus du compromis. Sa musique continue à vivre dans les coeurs des rockers et son héritage se perpétue dans la discrétion, bien que parfois de manière plus inattendue. On l’a certes entendu chez Tarantino, comme évoqué auparavant dans ce texte, mais aussi dans l’une des radios du jeu vidéo GTA V, sorti en 2013. Can’t hardly stand it et Get With It sont les deux titres de Charlie Feathers diffusés sur Radio Rebel: le nom de cette station fictive lui va comme un gant et passe en plus du Hasil Adkins. Avec un peu de chance, on aura peut-être un revival rockabilly avant GTA VI…

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