LANE, un peu d’amour dans un monde de brutes, et vice-versa

Lane - shiny DayLe premier EP de LANE, aka Camille et Étienne Belin de Daria et Eric, Félix et Pierre-Yves Sourice, généalogiquement Les Thugs, avait un peu pris tout le monde par surprise, ou presque, à commencer par les fans du célèbre groupe angevin signé chez Sub Pop qui n’en demandaient pas tant.

La naissance de ce super-groupe à la française apportait un petit souffle chaud dans le creux de la nuque, un léger accès de fièvre à voir ainsi rassemblés quelques chevilles ouvrières d’un rock qui n’aura d’autre prétention que celle de faire passer du bon temps aux gens rassemblés en devant de scène tout en regardant les premiers intéressés prendre leur pied sur les planches.

Sur ce point. Mission accomplie. Les lancement, décollage et mise en orbite de la roquette LANE ont été un succès.

A Shiny Day, l’album, survient après un EP Teaching not to Pray dans lequel on pouvait percevoir une généalogie appartenant à la famille Sourice plus qu’aux Belin et pourtant…

Rencontre avec Camille Belin (batterie) et Félix Sourice (guitare) en marge d’un concert, évidemment complet, à Paris, à la Maroquinerie.

Camille – On s’est retrouvés pour jouer de la musique avec Pierre-Yves (NDR à la basse) et Etienne à la guitare. Ça a donné les quatre premières chansons. On a demandé à Eric s’il voulait chanter parce qu’on a essayé de chanter mais ça ne marchait pas, et moi à la batterie, je ne voulais pas. Donc en fait, ça a été très vite, très spontané et non réfléchi. Et j’ai envie de dire qu’il y a autant de composition Sourice que de compositions Belin sur ce premier quatre titres. Ceux qui sont peut-être plus affiliésThugs sont Black Moon… Teaching not to Pray… c’était toi, indique-t-il en jetant un petit coup de menton à Félix, fils Sourice de Pierre-Yves, Goal Line, c’est Étienne, et le dernier Dice, c’est Eric. Voilà ! Tout le monde a mis un petit peu sa patte.

Félix – Je compléterai en disant que l’un des tout premiers morceaux qu’on a joués c’est Dead Man Soul, qui, lui, est sur l’album et non sur l’EP. Donc en fait, sur l’EP ça n’a pas été spécialement les quatre premiers morceaux en soi. Je pense que c’était les quatre morceaux que l’on maîtrisait le mieux au moment de les enregistrer, peut-être parce qu’il y avait les influences qui allaient bien, et que c’était facile de s’y retrouver.

Lane La Maroquinerie 2019

Pour s’y retrouver encore mieux, quoi de mieux qu’un acronyme bien choisi qui annonce la couleur. LANE, Love And Noise Experiment, décrit en quatre lettres les fondements du projet.

On y retrouve une batterie locomotrice, une basse qui pulse, une guitare qui pose la sous-couche rythmique, une deuxième qui incise et la troisième qui enrubanne le tout. Trois guitares, un luxe. Un plaisir. À se demander néanmoins qui pousse à la roue ? Qui pousse au cul comme le faisait Christophe Sourice dans les Thugs, un sentiment que l’on retrouvait également dans les disques de Daria

Camille – Ça s’est calé tout seul. Je suis aussi né sur ces rythmes… J’ai beaucoup écouté les Thugs et aussi beaucoup d’autres choses qui étaient speed et moins locomotive,… mais il y a aussi surtout l’idée de servir les morceaux. Et, en fait, quand le morceau est composé sur un rythmeThugs et bien vas-y, on le fait, sans se dire quoi que ce soit ! Je n’ai aucune prétention de passer derrière Christophe Sourice, ce n’est pas ma position, ce n’est pas mon truc. Dans ma tête, c’est servir le morceau au mieux ! Que ça soit puissant, que ce soit le plus joli possible, et puis on n’a pas réfléchi aux rythmes, les morceaux arrivent assez spontanément, on les essaie au local et roule !

LANE, amour et bruitisme… et à l’évidence, avant tout, un amour et une passion pour la musique elle-même…

… Pourtant au retour de Seattle, post reformation des Thugs pour les 20 ans du label né à l’ombre de la Space Needle, il y avait ce sentiment de « dernier chapitre », un épilogue empreint d’une fierté totalement justifiée mais vaguement teinté à l’époque d’épuisement ou de ras-le-bol pour Eric, un peu moins pour Pierre-Yves. LANE prouve de fait la validité de deux bons vieux adages « on ne se refait pas » et « chassez le naturel, il revient au galop »… comme ce fut le cas pour Eric avec le label de rééditions Nineteen Something qui vient faire écho à l’aventure Black & Noir.

Rembobinage…

Félix. – Il (Pierre-Yves) n’a jamais arrêté. Il a fait la Fanfare Jo Bithume pendant très longtemps, il a fait de la régie de tournée après…

Camille – Je pense qu’on a du mal à saisir. Évidemment Félix, peut-être en interne, lui qui le fils de PY, mais c’est une histoire qui leur est propre, ce qui a mené pendant ces cinq ans à un besoin de… (long souffle expiatoire)… Là, c’est un autre projet mais quand tu te retrouves en groupe, dans un collectif, et en famille en plus – je m’y connais aussi un petit peu parce que dans Daria c’est la même chose-,… ça peut mener à des situations où tu as besoin de prendre du recul, peut-être plus que si tu ne faisais de la musique qu’avec tes potes (…) Je pense qu’Eric il a toujours eu la musique dans sa tête, peut-être que ça se témoignait de manière différente à travers Nineteen Something mais il sait très bien où il va.

Félix – Et sans parler à sa place, je pense que ça lui fait un bien fou, ajoute le cadet de la bande dans un grand sourire.

Je pense qu’il revit un peu musicalement.

Camille – Sociologiquement, je pense que c’est passionnant, et même plus, c’est des cas d’étude, dit-il au sujet de ce manque, de cette envie de (re)monter sur scène. …

Évidemment la musique peut manquer mais aussi le rapport à l’instrument peut manquer, le rapport à la musique qui nous fait vibrer peut manquer… Par rapport au fait de faire un autre groupe, pour moi, la grande inconnue dans cette histoire-là, c’est qu’on peut jouer des chansons etc,… on peut se retrouver dans le camion et faire 20 soirs, 25 soirs, ensemble, non stop… mais est-ce qu’on va s’entendre ? Est-ce qu’il y a cette alchimie-là ? J’imagine que pour les Thugs c’était la même chose… En fait rien n’est garanti… Quand t’as la banane, ça dynamise tout le monde. Quand on est un groupe au-delà des chansons que l’on a enregistrées, avoir une alchimie, ça c’est compliqué.

Lane La Maroquinerie 2019

Ce soir-là de concert à La Maroquinerie, la prestation délivrée vient attester de l’entente et de la complicité sur scène de cinq larrons qui s’en donnent à cœur joie, même sans être des plus bavards avec un public plus que ravi d’être simplement là. La posture taiseuse qui reste sans surprise, connaissant les lascars, ne masque pas la bonne petite dose d’auto-dérision décomplexée logée au détour d’une phrase dans une jeune biographie qui évoque, non sans humour, le fait d’avoir vu Eric passer des « tests concluants » avant de décider de lui confier le micro.

Camille – Je ne sais pas comment ça s’est passé entre les deux frangins, je n’étais pas là le jour du coup de téléphone mais toutefois, on avait les chansons, on les avait enregistrées en instrumental. Pierre-Yves a dû faire suivre ça à Eric qui habite dans la Nièvre. On a calé un week-end où Eric venait faire coucou à la famille sur Angers et il est venu au local. Je pense que ça a eu cette odeur d’audition passée avec mille succès parce qu’en fait Eric est arrivé, il a chanté les morceaux enregistrés sur le quatre titres. Il les avait écoutés et ça l’a inspiré. Donc il est arrivé tout de suite là-dessus et les morceaux ont pris Wouahou !

Bin oui, en fait, le mec il frappe ! Ça aurait été quelqu’un d’autre, on aurait eu la même réaction vis-à-vis des chansons qu’on jouait nous en instrumental… mais le mec il a posé la voix et c’était exactement ça ! C’est évidement un petit trait d’humour mais en fait ce n’était pas complètement pas vécu. Moi je l’ai vécu un petit peu comme ça, Eric déboule et enfin tes morceaux ils prennent tout leur poids !

Félix – Ça met le point au bout de la phrase et ça concrétise un truc que tu n’imaginais pas spécialement !

Lane La Maroquinerie 2019

De fait, si le démarrage en trombe laissait transparaître une marque de naissance peut-être plus Thugs que Daria, l’EP aura servi de variable d’ajustement pour laisser place à un album qui réussit le mélange des influences des uns et des autres, et l’intégration du plus jeune de la bande, Félix, biberonné au son de ses aînés sans faire de crise d’identité ou de rejet.

Félix – Alors pour mon frère, ça a été un petit peu différent parce que lui il est plus parti dans le rap français/US… Ce sont ses goûts. Heureusement que c’est un peu différent, dit-il dans un grand sourire.

Mais moi ça ne m’a pas fait ça du tout, je n’ai pas eu de crise de rejet, au contraire… En 2008, pour la reformation des gars, j’avais 10 ans. J’étais sur le bord de scène. Je n’ai pas arrêté d’écouter du punk rock. Maintenant tous les artistes de punk rock que j’écoute ce sont des groupes que PY et Eric écoutaient. Les gars m’ont aussi fait découvrir plein de groupes, donc ça ne s’arrête jamais…

J’ai été un peu comme Obélix quand il tombe dans la marmite. Si tu vois un charpentier, que toute la famille est charpentier, et bien le fils, à un moment il est forcément tenté par être charpentier… tout ça pour dire que j’ai toujours eu envie de faire ça et que LANE c’est un concours de circonstances et de chance qui fait qu’on est là aujourd’hui.

Lane - Teaching Not To PrayDe l’EP à l’album, l’écoute peut créer la surprise avec des morceaux ostensiblement plus pop, power pop, certes, même si, à bien écouter les Thugs, et Daria, il y a toujours eu une part de pop derrière ce mur du son qui avait – du propre aveu de Jonathan Poneman – littéralement scotché les patrons de Sub Pop.

Ainsi, certains morceaux d’A Shiny Day sont ostensiblement plus posés et mélodiques.

Camille, Félix – Les chansons elles sont venues comme ça !, disent-ils en chœur.

Camille – À l’enregistrement et au mixage, on a pris la décision d’aller dans le sens de ce qui me semblait être l’identité du groupe.

Partir sur les piliers de l’identité sonore des Thugs ? Les reverbs et voix noyées, etc… ? Bah non en fait ! Eric, il a une superbe voix ! Vas-y, on la monte un petit peu ! La basse, les guitares… bah, en fait, il y a de la place pour tout le monde !?! Donc on s’est laissés aller à faire ça, et de toute façon quand le morceau sonne pop, tu peux le déglinguer tout ce que tu veux mais la moelle reste vraiment pop.

Pour le coup, le tour de force du disque du quintette est aussi de proposer une pop rageuse à trois guitares ! Un tour de force… sur disque car il ne faudrait pas s’y méprendre… le live reconstruit un réel mur du son qui enterre ces petits détours de pop sombre qui feraient -pour certains- penser à du « Interpol sale » ou du « Ramones à 18 cordes »… à part peut-être quand il s’agit de reprendre, en live toujours, le titre Requiem de Killing Joke dont la transposition du clavier en guitares lui donne même un goût de REM avec un supplément post-punk velu.

Félix – En fait, c’est vraiment venu comme c’est venu. On n’en a pas vraiment causé. Quand Eric est arrivé, il est arrivé avec sa guitare. Et puis, je ne sais pas pour les autres, mais pour moi je ne m’imaginais pas vraiment Eric chanter sans sa guitare à la main (NDLR – Ce qu’il fait avec un naturel certain sur certains titres en concert !).

En fait, je trouve que c’est un vrai plaisir d’avoir une guitare en plus. Que ça laisse énormément de possibilités. Ça stimule ton imagination aussi ! J’apprends la guitare grâce à Etienne, parce que j’apprends encore, confesse-t-il. Du coup, on échange des choses. Eric, sur les morceaux pop, il joue moins donc ça met sa voix en avant. Et c’est vrai qu’on a eu des retours souvent en concert :« Wow ! On entend la voix d’Eric, super ! » Il y a même des gens qui ont dit « Je préfère la voix d’Eric maintenant… » Enfin voilà, c’est différent quoi !

Camille – Je pense que les trois guitares… ça permet d’apporter quelque chose qui est peut-être nouveau pour les fans des Thugs… de la dynamique ! Quand ça bourre, ça surbourre, certainement plus que sur les Thugs, et quand il y a besoin, on peut moduler entre deux guitares et trois guitares. Ça nous laisse ce choix-là… la dynamique !

Félix. – Ouais c’est un vrai terrain de jeu.

Lane La Maroquinerie 2019

De fait, s’il faut retenir quelque chose de tout ça, ce serait certainement une envie et un plaisir de jouer, naturel, évident, communicatif, contagieux auquel il est facile de succomber… La longue liste de dates qui s’alignent pour la tournée qui débute en laissera la possibilité au plus grand nombre, parce que, contrairement à un « jeune groupe » classique, le line-up change la donne… un avantage au démarrage complètement assumé.

Camille – On ne peut pas l’éviter, l’ombre des Thugs. Et surtout pour les gars. Je pense qu’ils sont totalement cools par rapport à ça… Nous, on était prêts quand on est partis en concerts… et en fait je pense qu’il y a une compréhension des gens qui viennent et qui nous suivent… On ne nous a pas pris la tête en concert pour jouer des morceaux des Thugs. Les gens comprennent tout de suite ça.

Maintenant la prochaine étape, c’est ce que l’on espère, c’est que l’album et la tournée qui commence à se caler poseront le groupe dans son identité propre.

C’est dur de passer derrière les Thugs, même pour les gars en fait, dit Camille dans un éclat de rire.

Évidemment les Thugs ont une aura, cette aura se répercute sur les concerts de LANE. On en a vite fait le tour, on en a discuté. Il y avait la possibilité de mal le vivre à bien des égards, nous comme eux. Et puis en fait, à partir d’un moment, c’est complètement stupide de ne pas prendre le train en marche. Si ça nous évite de jouer trois semaines de suite dans des PMU, bin les mecs, on y va quoi ! Donc on a sauté dans le train. Les gens sont là. Les gens sont contents. Ils viennent voir… ils venaient voir, je pense, les frangins Sourice sur scène de nouveau… mais la tournée de l’album qui commence nous prouve que les gens commencent à venir voir LANE et ça c’est cool !

Effectivement, prendre en pleine face un set massif de bout en bout est un plaisir rare de nos jours et, dans le genre, sans caricature, l’escouade angevine, avec chacun son micro, un pied sur le wedge, fournit un set live au couteau, ciselé, carré, jusque dans les arrondis pop avec quelques finals à la hache. Pour les personnes qui craindraient que le mur du son en souffre, attendez juste le final du set, pour comprendre ce que qui se passe quand la basse mène la danse et que la batterie ne le lâche rien et pousse le groupe… et le public… au bord du gouffre… avant qu’Etienne, dernier à sortir de scène, finisse par éteindre les pédales de tout le monde en quittant les lieux.

Le live est donc à l’image des premières pages de l’histoire de LANE, sur des charbons ardents. Une histoire angevine avec un pit stop en terres new-yorkaises pour le mastering avec un certain Dan Coutant (Sun Room Audio).

Camille – Il y avait la part nécessaire de Dan que l’on connaît très bien par notre expérience avec Daria. Il a fait quatre ou cinq disques en mastering donc on fait confiance à son oreille. On se connaît suffisamment pour qu’il me dise si il y a de gros problèmes et c’était encore plus nécessaire parce que c’était la première fois que je prenais en charge l’enregistrement et le mixage, donc cette double casquette pour moi d’être à la batterie, d’enregistrer et de mixer le disque… Donc voilà… gros challenge ! Mais je suis content ! J’ai réussi ! On a échangé avec Dan. Il m’a dit « fais attention à tel point et tel point sur certains morceaux ». On a collaboré comme ça et c’était nécessaire pour moi de l’avoir en fin de chaîne, pour me rassurer, parce que quand tu bosses comme ça, comme dans tout projet artistique, il y a mille façons de faire ce que mille personnes pensent… Donc, c’est moi qui pilotait, j’ai fait ça, les gars n’étaient pas mécontents… On est parti là-dessus et voilà !

Et voilà ! Effectivement. Un carnet de bal déjà bien rempli. 14 titres efficaces et sans déchets dans l’escarcelle et le tout en un rien de temps… avec une suite très prochainement.

Camille – Toute la genèse remonte à deux ans désormais. Tout a été très vite. Aujourd’hui il y a 14 titres enregistrés, une reprise live de Killing Joke qu’on joue depuis des mois maintenant. On va l’enregistrer pour une compile qui sortira sur Angers mais je pense qu’à terme elle sera dispo sur les internets et pour les personnes curieuses de l’entendre.

Félix – Et on a aussi trois nouveaux morceaux qu’on joue là depuis le début de la tournée. Ils ne sont pas tout à fait finis mais on se permet de les jouer sur scène pour les faire mûrir.

Camille – Oui parce que le deuxième album va venir très vite. On sera en studio en octobre prochain. Donc ça va aller vite !

Nous voilà prévenus.

Crédit photo : LANE live @ la Maroquinerie. 06.04.2019 par Ana.

Tracklist A Shiny Day
01. Stand
02. A Dead Man Soul
03. A Free Man
04. Clouds
05. Red Light
06. Winnipeg
07. Dirty Liar
08. A Shiny Day
09. Tea Time
10. Down The River
Ecouter Lane - A Shiny Day

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