Matteo Vallicelli (The Soft Moon) retire ses moufles

Matteo VallicelliComme un chien d’arrêt à la poursuite de « the next big thing« , on poursuit toujours la piste du label Captured Tracks, intarissable pourvoyeur de gros gibiers. Et lorsque le nom de The Soft Moon est mentionné, on se fige, le souffle court, la langue pendante, l’oreille aux aguets.

Si le nom de Matteo Vallicelli ne nous évoque pas grand-chose (pas même un jeu de mot pourri avec Milli Vanilli) et que seuls les spécialistes de la scène underground italienne ont peut-être entendu mentionner les groupes de punk auxquels il a participé (Smart Cops, Wildmen, …), en revanche, la connexion se fait vite lorsqu’on le présente comme le batteur accompagnant Luis Vasquez sur scène. Oui, la machine à groover, c’est lui.

Mais, l’écoute de Michelangelo, premier extrait de Primo d’ores et déjà disponible en tirage limité, est une douche froide essuyée au sommet du Janicule. La nouvelle référence du label new-yorkais s’adresse aux fans de nappes de synthétiseurs analogiques étirées au kilomètre, au gré des modulations provoquées par des doigts agiles sur les potards. Les plus cléments y verront les réminiscences du krautrock allemand, voire un zeste de Kraftwerk. Mais pour qui n’est pas lecteur de KR Magazine, l’exercice de style évoquera plutôt l’ossature d’un morceau de Vangelis. Un coup à repartir vers sa niche la queue entre les pattes.

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