Pascal Bouaziz : Japanese whispers

Pascal Bouaziz HaïkusCe mec est tout de même énervant. Après le très eustachien dernier album de Mendelson (parangon fleuve d’ores et déjà inscrit dans la catégorie « classique du rock français »), après la façade humour cinglant (Bruit Noir), Pascal Bouaziz squatte à nouveau l’actualité – « pour la bonne cause », pourrait dire son comparse Michel Cloup. D’abord avec un… recueil de haïkus (mais lorsqu’on sait la passion que Pascal accorde aux mots, rien de surprenant) nommé Passages (dispo depuis le 14 avril chez Le Mot et le Reste – logique) ; ensuite avec la sortie (le 27 mai prochain) d’un premier album solo nommé… Haïkus (toujours chez Ici d’Ailleurs).

Si nous n’avons pas encore décortiqué l’ouvrage de Bouaziz, l’album Haïkus, depuis réception, intrigue, sidère et fend le cœur. Loin de l’introspection littéraire ou des galéjades bazookas, l’auteur s’en remet au chant, à une magnifique épure pop-folk rappelant les travaux americana entrepris par Murat depuis Mustango. Il faudra certes y revenir en détails, mais, à chaud, il est possible d’affirmer que le chant de Bouaziz possède ici l’écrin des conteurs modestes et discrets, le sens du quotidien tirant vers la pensée universelle, l’épure musicale qui tape juste. Avec quelques phrases bien envoyées, des constats qui font du bien : « Cessez d’écrire s’il vous plaît, je ne suis pas curieux de vous connaître. »

Le 02 mai, l’album sera disponible en avant-première sur le site du label Ici d’Ailleurs, à l’occasion d’un concert à Paris à la Maison de la Poésie. L’event Facbook.

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