Par ici la monnaie pour Dean Wareham

Dean Wareham - Cashing InDean Wareham, comme tant d’autres que l’on aime à soutenir ici (Robin Proper-Sheppard de Sophia ou David Gedge du Wedding Present), fait partie de ces artistes qui ont franchement souffert (et souffrent encore) de la pandémie qui nous secoue depuis 18 mois (cela semble déjà une éternité),  qui a brutalement mis un coup d’arrêt à l’ensemble des activités qui les faisaient vivre, les concerts en particulier et qui ont dû faire preuve d’ingéniosité pour engranger quelques vitales menues monnaies. Alors pour une fois, il sort avec Cashing In un titre explicite, second extrait de son album solo qui sortira le 15 octobre, I Have Nothing to Say to the Mayor of L.A. sur son propre label, Double Feature records, autre point commun avec nos deux favoris sus-cités, preuve que le développement du modèle «circuit-court» ne touche plus uniquement les fruits et légumes ou la bière. Un album qui, il le confesse, regroupe l’ensemble des seules chansons qu’il considère comme abouties en sept ans, la fin d’une période où Dean Wareham n’avait finalement pas grand-chose à raconter… si l’on excepte bien sûr un album avec Cheval Sombre en 2018.

Enregistré avec la fidèle Britta Phillips à la basse et Roger Brogan à la batterie, l’album est un condensé des craintes, désillusions et aspirations nées de cette période trouble. Cashing In nous montre un Dean Wareham toujours aussi velvetien, indémodable dans sa démarche et sa voix si attachante, qui nous accompagne depuis toutes ces années. Petite coquetterie, le morceau se termine par quelques lignes de la célèbre Eastwood Hooky Bass 6 dont il n’avait jusqu’à présent jamais fait usage et qui illumine la fin du titre d’une bien jolie façon.

Jamais à cours de projet, les fidèles du monsieur pourront enfin retrouver (plus) facilement ce même 15 octobre les Quarantine Tapes, compilations de titres enregistrés à la maison avec Britta Philipps pendant les confinements de 2020 et sortis dans un coffret de 6 singles « lathe cut » (des disques en polycarbonate faits main, ultra limités) évidemment introuvable, sauf à prix d’or. Bref, de quoi faire rentrer un peu de cash en attendant des jours meilleurs.

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