Cette fois c’est sûr : Rock & Roll Has Died (sur scène)

LairdCette fois, c’est fait. Plus attendue encore que l’annonce du résultat des élections américaines, la nouvelle selon laquelle le rock & roll serait définitivement mort, abattu par la Covid 19, nous vient d’Écosse et semble devoir être prise au sérieux. Prononcée à la veille de la Toussaint, la nouvelle émane d’un type qui s’y connaît puisque c’est le compositeur guitariste (plus rarement chanteur) Laird qui le dit. Celui qui a joué aux côtés de Blondie, de Nile Rodgers, de James ou de The Proclaimers, ne parle heureusement pas du genre lui-même (encore que…) mais fait référence à travers ce morceau plutôt bien fichu, lourd de menaces et tendu d’électricité rock, à la situation de fermeture des salles de spectacle qui pèse sur les finances des artistes et des promoteurs, des associations et des structures et menace, chaque jour un peu plus, d’en condamner à ne jamais rouvrir leurs portes.  Depuis 6 mois, tout ceci s’est arrêté. Laird, lui seul, a été autorisé à jouer en solo et sans public dans l’enceinte du Bungalow où il a tourné ce clip.

L’Écosse est connue dans le monde entier pour sa passion pour la musique live et tout ce secteur a été fermé sans date de réouverture en vue. Une partie de l’expérience musicale en direct est ce sentiment d’euphorie partagé entre des inconnus et qui ne peut pas être reproduit par le biais de diffusions en direct ou de vidéos en ligne. J’espère que cette vidéo met en lumière le sort des salles et des musiciens qui comptent sur ces salles pour gagner leur vie et donne aux fans quelque chose à apprécier pendant que nous attendons la réouverture de ces salles », déclare-t-il dans son communiqué qu’on peut évidemment partager sans trop de mal. Le clip est l’occasion de circuler parmi les prestigieuses adresses rock du pays et de Glasgow en particulier où le musicien habite. On passe ainsi par le King’s Tut, par le Glasgow Barrowlands de légende et aussi par le Saint Lukes. Autant de lieux, de sites qui sonnent creux aujourd’hui et pour lesquels on peut avoir quelques craintes.

Mort ou vif, le rock ? La question n’est pas nouvelle bien sûr. Ce n’est ni la première, ni la dernière fois qu’on en parle ou qu’on annonce une issue définitive sur le sujet. Cette fois, c’est suffisamment bien fait pour qu’on commence à y croire.

Crédit photo : Nathalie Barbosa.

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