Avec So Pitted, Sub Pop chevauche à nouveau la vague grunge

So PittedOn se pincerait presque pour y croire. L’une des nouvelles signatures de l’écurie américaine Sub Pop, maison réputée pour sa skate surf music et son grunge élevé au grain (dans les années 90 notamment), semble enfin renouer avec l’esprit punk des premiers temps. Pas que l’univers Sub Pop s’était aseptisé ou dilué mais la diversification des genres musicaux (pour le meilleur et pour le pire) a contribué d’une certaine façon à ce que l’identité du label soit brouillée. Avec les So Pitted, difficile de faire moins roots. Originaires de Seattle (ça ne s’invente pas), le trio qui sortira son premier album en février et qu’on pourra retrouver sur scène à Paris dès début mars rappelle aussi bien Soundgarden que Rage Against The Machine ou Smashing Nirvana Pumpkins. Entendre : ils jouent assez fort, ne font pas preuve d’une immense subtilité (en apparence, en apparence) et ont l’air de bien s’éclater en sautant partout.Il y a encore des gens qui écoutent ça ? Faut croire. C’est le genre de dialogue que vous risquez d’entendre si vous faites écouter cela à vos (meilleurs) amis. Les autres n’oseront pas vous contredire.

Le nom de ces joyeux lurons (il y a une fille dans les rangs) vient d’une vidéo de surf et d’un terme (être « pitted » donc) qui signifie en gros être balotté, écrabouillé, défoncé par une vague. Au coeur du rouleau. Par extension, l’expression veut aussi dire « être bourré », ce qui, à l’oreille, pourrait très bien être aussi arrivé assez souvent aux So Pitted.

Le premier single s’appelle sans surprise Rot In Hell et sans surprise non plus, ressemble à un titre qui s’appellerait… Rot In Hell. Pas sûr que les amateurs de modernité en action prenne le temps de s’y arrêter mais c’est plutôt exécuté avec énergie, entrain et une forme de second degré salutaire (enfin, on espère). Les plus curieux (ou régressifs) pourront ainsi aller voir neo, le nom du futur album, et se faire broyer la quenelle par le rouleau compresseur.

Ecrits aussi par Benjamin Berton

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *