Elastica / Echobelly reviennent : qui tire les ficelles ?

Elastica 2017Vous en doutiez. En 2017, il existe encore quelques groupes qui ne se sont PAS reformés ! Quelques uns sûrement, bien cachés et qui n’attendent que l’appel du porte-monnaie pour faire valoir leur droit à un retour en grâce bien mérité. Mais tant que The Smiths résistent, me direz-vous, peu importe la concurrence !

En ce mois de janvier, c’est Elastica qui s’y colle. Le groupe anglais vient de poster, par l’intermédiaire d’un technicien du studio, une série de tweets attestant de sa présence aux studios Abbey Road de Londres, où ils seraient en train d’enregistrer une suite à The Menace, leur deuxième et dernier album en date, sorti en l’an 2000.

Le groupe, emmené jusqu’ici par sa chanteuse Justine Frischmann égérie contestée de la brit pop, passée notamment des bras de Brett Anderson (Suede) à ceux de Damon Albarn (Blur), s’est affiché sur un tweet de l’ingénieur du son Sean Magee au grand complet (photo)…. moins Frischmann  qui semble manquer à l’appel de ce premier rendez-vous.

Une controverse encore un peu trouble s’en est suivie, au terme de laquelle une reformation (pour jouer de la musique !) semble bien être au programme. Justine Frischmann y serait associée, sans qu’on en sache beaucoup plus pour l’heure, sur son degré d’implication. On voit mal de toute façon ce que ferait/serait Elastica sans elle.

Donna Matthews, guitariste en chef du groupe, Justin Welch, batteur de son état, et de la bassiste Annie Holland sont bien là en tout cas. Frischmann jurait quant à elle il y a quelques mois encore qu’on ne l’y reprendrait plus, après une reconversion dans le domaine de l’architecture (son domaine de formation initiale).

Nouvel album probable donc pour un groupe estampillé britpop ayant eu un succès aussi fulgurant que controversé. Si Stutter, Line Up ou Connection restent des chansons efficaces et plutôt bien fichues, la réputation du groupe a été ternie par sa capacité à piller sans vergogne des groupes tels que Wire ou The Stranglers. Poursuivi pour plagiat, Elastica s’en est toujours sorti par des arrangements en coulisses. Esprit punk, mon œil.

Dans le même temps et pour les vrais amateurs, on ira plutôt jeter une oreille vers une autre reformation plus avancée : celle d’Echobelly de Sonya Madan, groupe protégé (un temps) de Morrissey et autrement plus valeureux. Après une éclipse d’un peu plus d’une douzaine d’années, le groupe a enregistré un nouvel album (financé par pledgemusic), Anarchy And Alchemy, et s’apprête à sortir, le 27 janvier, un premier single du même nom. Le titre, envoyé aux pledgers, n’est pas mauvais mais ne renoue pas tout à fait avec l’énergie et l’évidence mélodique de leur première livraison, Everyone’s Got One. Echobelly avait alors enchanté le monde de la pop avec son esprit, son audace et la grâce de titres tels que I Can’t Imagine The World Without Me ou Today Tomorrow Sometime Never. Pour services rendus (et parce que Sonya Madan a un peu mieux vieilli que les filles d’Elastica, disons-le), on suivra cette affaire là avec le plus grand professionnalisme.

Source photo : Twitter.

Ecrits aussi par Benjamin Berton

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *