Le rêve dans le rêve continue pour Wild Arrows

Wild Arrows Dreamlike Dream
capture du clip Dreamlike Dream

Le Dreamlike Dream de Wild Arrows n’a pas fini de produire tous ses effets. Preuve en est qu’après la tournée automnale du groupe en Europe (qui a soigneusement évité la France), les jeunes Américains, auteurs d’un des albums les plus shoegazement planants depuis l’invention de la pédale d’effet, continuent de faire vivre leur LP en sortant aujourd’hui même un nouveau clip très réussi.

Sans surprise c’est l’incroyablement paisible et soyeux Dreamlike Dream, chanson-titre de l’album, qui a les honneurs d’une version illustrée. Le morceau s’étire dans une veine alanguie et ralentie pour le groupe, chanté divinement par Yasmin Reshamwala, chanteuse de son état et l’une des deux têtes pensantes du groupe avec Mike Law. Le morceau, quelques mois après sa découverte sur l’album, sonne toujours aussi bien, entre Cocteau Twins et Mazzy Star. On ne résiste pas à l’envie de reproduire ici l’intégralité du texte du morceau, que n’aurait pas renié Mark Gardener à la grande époque. L’hermétisme est de mise : on souhaite, on en appelle à la pensée magique, et on croise une souffrance composée de centaines de chevaux morts noyés dans la mer. C’est à la fois doux et sucré mais aussi gothique autour de la troisième corde de guitares comme un petit The Cure béni. La musique de Wild Arrows est poétique et aérienne. On sent le vent souffler entre les cordes et le temps filer tout au long de ces cinq minutes et quelques (un poil trop sans doute), comme on se blottirait embrassé pour l’étreinte ou alité pour siffler la cigüe. On ne sait pas encore ce que le groupe prépare pour 2018 mais on sera attentif à n’en rien manquer. Wild Arrows est l’un de ces groupes qui rendent le jour meilleur.

Dreamlike Dream
You took away the world,
and pushed it through the light of your eye.
Hallucinate to daydream,
a fevers the only cure I ever tried.
When you said to make a wish,
I just had nothing in my mind.
When you say to make a wish,
I can never,
decide.

In-between the daylight,
a possession in this dreamlike dream.
Heaven when it hurts,
a hundred horses drowning in the sea.
Everything seems real,
though I know none of this could be.
Nothings ever real,
in or out of this dreamlike,
dream.

Your red lips in the mirror,
practicing dead light,
you want it to be forever,
but I think awhile is fine.
I looked and found nothing,
daylight lied to me at night.
I looked and found nothing,
but I’m not sure if I ever really,
tried.

I want to feel that good.
I want to feel that good.

Ecrits aussi par Benjamin Berton

Entretien GEANT (2ème partie) – Fergus Lawrie, Projekt A-ko, la geek culture et l’amour du rock

Second volet de notre entretien géant avec Fergus Lawrie. Plongée au coeur...
Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *