Lust For Youth is back to the future

Lust for Youth 2019A force de céder à chaque madeleine, l’obésité nous terrassera dans notre canapé (et si on peut encore accéder à la chaîne hi-fi, on finira par imploser). Parmi ces groupes pas originaux pour deux sous et qui recyclent ad libitum une certaine esthétique post-punk/new wave, Lust For Youth est une mignardise dont on est particulièrement friand. Ce n’est peut-être pas bon pour l’organisme à haute dose, mais sur le moment, qu’est-ce que c’est jubilatoire !

Pour son sixième album (si on a bien compté) en moins d’une décennie, le duo de Copenhague emploie toujours la même formule, mêlant sonorités eighties et chant vaguement gothique (entendre par là, déclamatoire et réverbéré). Oui, c’est du « déjà entendu » mille fois, mais on n’est quand même pas fichu de citer une influence plus qu’une autre pour résumer l’ensemble de leur artisanat. Néanmoins, pour une fois, l’habituelle raideur rythmique laisse place à un beat qui donne envie de lever les bras sur le dancefloor (certes avec 5 grammes d’alcool par litre de sang) sur le single By No Means. C’est le résultat produit effectivement par les mêmes tics et tocs de compositions et de production chez les maîtres en la matière New Order. D’ailleurs, ce nouvel album éponyme (même pour les titres, les Danois ne cherchent pas à être original) qui paraîtra le 7 juin sur Sacred Bones pourrait être présenté comme un bon cross-over de Brotherhood à Republic en passant par Technique.

Mots-clés de cet article
, ,
Ecrit par
Ecrits aussi par Denis

Oso Oso : à l’Ouest rien de nouveau

Si tant est qu’on apprécie la pop américaine à guitares, élastique et...
Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *