Supergroupe : Luke Haines et Peter Buck de REM signent le single du mois

Luke Haines et Peter Buck - Beat Poetry For SurvivalistsCe sera sans conteste l’une des collaborations les plus attendues de l’année. L’album commun de Peter Buck, le guitariste de REM, et de Luke Haines sortira le 6 mars chez Cherry Red Records. Les deux hommes se sont rencontrés après que Buck a acheté à Haines l’un de ses tableaux en ligne. Etait-ce un portrait de Lou Reed ou d’un catcheur des années 60 ? L’histoire ne le dit pas. Toujours est-il que les deux hommes ont commencé à échanger après ça autour de leur passion commune pour la musique et l’histoire. De fil en aiguille, un projet a émergé. On sait que Buck, depuis la prise de recul de Michael Stipe, est friand d’aventures collectives, entre son Filthy Friends (autre supergroupe) et le plus récent Arthur Buck (avec Joseph Arthur).

Les deux musiciens ont décidé d’écrire et de chanter autour de la Beat Generation et se sont vite retrouvés à la tête d’un beau capital chansons qu’ils réunissent donc dans un LP et qu’ils baladeront sur scène dans la foulée pour quelques dates à Londres en avril. Le disque intitulé Beat Poetry for Survivalists comprendra 10 titres dont ce premier extrait assez remarquable, Jack Parsons, qui est effectivement aussi surréaliste que séduisant. Le single revient de façon poétique et splendide sur la vie du Géo Trouvetou américain Marvel Whiteside Parsons pionnier de la propulsion spatiale, décédé en 1952. Parsons est une figure incroyable de l’histoire underground américaine puisqu’il a, en plus de ses travaux d’ingénieur, exploré des champs d’étude plus obscurs comme l’occultisme et la magie sexuelle. L’un de ses travaux les plus connus, le livre de Babalon, explique comment il a tenté très scientifiquement de provoquer l’incarnation dans un être de chair de Babalon, une sorte de démon (féminin) de la sexualité.  Le texte de Luke Haines mêle d’ailleurs les registres entre évocation de la planète Mars et une forme de frénésie sexuelle en chambre.

On ne sait pas encore si le disque sera aussi bon que ce morceau mais l’alliance de ses deux ténors du rock indépendant est très prometteuse tant le jeu de guitares inspiré, sec et tranchant de Buck se marie bien avec les textes incisifs de Haines. L’univers beat est aussi un réservoir infini d’histoires passionnantes. Il est donc peu probable qu’on soit déçus.

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