Mike Law sonne le grand retour de New Idea Society et c’est une excellente nouvelle

New Idea Society - Fire on the hillNew Idea Society est un groupe de connaisseurs, entendre par là un groupe peu connu au-delà des cercles qui suivent de très près l’actualité du rock US, mais comptant parmi ses fans quelques individus de renom, comme, par exemple, le Michael Stipe à demi-retraité de REM.  Le groupe a signé trois albums entre 2005 et 2010, avant de se mettre en veille, mais en se rappelant tout de même à notre souvenir de temps à autre en lâchant un single de-ci, de-là, signe que le duo formé par Mike Law et Stephen Brodsky continuait à faire de la musique ensemble quelque part. Dans l’intervalle, Mike Law a prospéré sous diverses étiquettes avant de se lancer dans l’aventure Wild Arrows, groupe passionnant et dont on a rendu compte très souvent ici, jusqu’à en faire l’un des invités (américains) de notre festival Outsiders. Law est l’un des chanteurs compositeurs les plus audacieux du circuit, capable d’évoluer entre folk, pop 60s, indie rock et rock gothique, parfois au cœur d’un même morceau. Le retour de New Idea Society a ainsi son importance pour toutes celles et tous ceux qui ont un semblant d’intérêt pour les évolutions et métissages du rock alternatif américain.

NIS (comme on l’appelle) revient avec un nouvel album, Fire On The Hill, sur le label Relapse. Il a mis en ligne déjà deux nouveaux titres dont cet impeccable et assez classique Nightbirds, morceau de pop élégante et qui repose sur un motif de guitare répété et très simple, sur lequel Law et Brodsky déposent un chant choral romantique et qui a de faux airs de Coldplay débarrassé de toute idée d’en faire trop.

Le deuxième morceau, Dancing Horse, est un peu plus singulier avec une orientation folk très marquée et un chant assuré exclusivement par Stephen Brodsky. On se situe ici aux racines du rock US, entre country rock et indie, sur des sentiers ouverts en leur temps par Springsteen, Emmylou Harris ou, encore avant, par son mentor Gram Parsons. Ce genre de musique n’a généralement pas droit de cité chez nous mais représente un courant musical toujours populaire aux Etats-Unis et qui réserve plus de surprises et de joies qu’il n’en paraît. Les deux hommes sont partis sur ce titre d’une très vieille idée (2007) et d’une image (celle d’un cheval de bois sur un toit), renouant à travers cette évocation avec leur passé commun (ils se sont connus au lycée). L’écriture du disque les aurait ramenés à reparcourir les terres délaissées depuis du Massachusetts où ils ont tous deux vécu et grandi.

L’autre curiosité du disque est bien sûr que les deux hommes aient trouvé asile chez Relapse Records, un label plus connu pour son engagement dans la musique metal que pour aller taquiner la pop. La diffusion des deux clips impeccables de New Idea Society sur les réseaux du label a entraîné quelques dizaines d’appréciations assez hilarantes et pas forcément réjouies.

En attendant, l’album est prévu pour le 15 mai et peut être précommandé sur le site du label.

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