Beak> fait son grand retour et c’est une >>>>+++ nouvelle pour l’Angleterre

Beak> >>>Ça ne pèse pas autant qu’une finale de Coupe du Monde qui s’échappe mais à l’échelle du pays (l’Angleterre), le retour de Beak> est en soi un truc plutôt chouette pour faire passer la déception ou envisager le futur sous un angle heureux. Absents depuis plus de six ans et un précédent album, >>, vraiment réussi, le groupe formé initialement pour célébrer la fête de Noël du label (australien) Invada Records canal bristolien, tenu par Geoff Barrow, le boss de Portishead, vient d’annoncer la sortie de son troisième album, prévu pour le 21 septembre. L’album, sans grande surprise, est nommé >>>. Comme Wavves rajoutait des V en son temps et Zorro des Z, Beak> s’en tient à sa promesse mathématique et confirme sa supériorité kraut au fil des ans.

Le groupe, d’après la photo de presse diffusée avec la nouvelle, évolue toujours en trio avec Barrow, Billy Fuller et Will Young des Moon Gangs intégré en 2016 après le départ de Matt Williams. Au programme (tout de même), une formule annoncée comme plus précise. « Les précédents albums sonnaient comme si on jouait à travers du verre ou derrière un rideau. Cette fois, la mise au point est plus précise. » Ma foi…. Le premier extrait de cet album s’appelle Brean Down et s’écoute avec beaucoup de plaisir. D’aucuns lui trouvent des ressemblances avec Nirvana (pour la voix slackée à la cool) mais on en goûte surtout la belle allure kraut avec un air de famille prononcé du côté des meilleurs Can. Ça bouge, ça sautille, ça frémit et surtout ça fait mine de partir dans tous les sens, un peu jazz, un peu indus, un peu pop aussi, au sein d’une structure finalement très tenue. Brean Down signifie (si on comprend bien) « se baisser », un truc que Beak> n’a pas vraiment l’habitude de faire mais qui annonce un album de combat. L’album, selon les habitudes du groupe, a été composé essentiellement en studio et sur la dernière année. Les titres gardent cet aspect, propre au groupe, d’être saisis sur le vif, comme montés en direct (plus qu’assemblés) avec leurs petits déséquilibres et leurs inspirations instantanées. C’est cette impression de fraîcheur et d’impro qui distingue véritablement Beak> des autres groupes du genre ou de la scène math-rock, plus prévisible, adepte des séquenceurs et des boucles. Ici, tout semble fait main, ce qui évidemment est une aberration pour ce genre de musique « sérielle ».

>> comptera 10 titres et on a hâte de l’écouter dans son intégralité.

Ecrits aussi par Benjamin Berton

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