Birdpen / In The Compagny Of Imaginary Friends
[Jar Records / La Baleine]

In The Company of Imaginary Friends BirdpenA l’heure du troisième album, il faudrait parvenir à trancher sur le cas de BirdPen : side-project à vocation intimiste ou outsider aux velléités assumées ?

Après un premier album qui touchait par sa candeur (On/Off/Safety/Danger – 2008), un second mu par un élan mélancolique plus calorique (Global Lows – 2012), In The Compagny Of Imaginary Friends devrait permettre de révéler la véritable personnalité du duo formé par Dave Pen (ci-devant chanteur d’Archive) et son compère Mike Bird. Mais patatras.

Après leur escale à Manchester, les deux Britanniques se sont installés dans un studio à Stockport où sont venus les rejoindre des requins d’Abbey Road. Ce troisième album, qui paraît sur leur propre structure après une campagne de financement rondement menée, porte les stigmates d’une production ambitieuse. Il n’y a rien à redire, si ce n’est se réjouir par ses hymnes qui convoquent les plus belles heures de feu-Doves, les débuts de The Verve, voire les passages nobles de The Simple Minds. BirdPen emballent avec maestria des chansons fichtrement entêtantes. Souffle ascensionnelle, intensité en crescendo, mélodies ingénieuse, chant fédérateur : BirdPen maîtrise l’exercice de la pop-song galvanisante. Mais cela se gâte avec l’ampoulée balade piano-voix, Lost It. On pointe alors des textes romantiques déclamées avec force mais cela manque d’un supplément d’âme. Et puis, le groupe laisse de plus en plus transparaître ses aspirations prog-rock. La version longue de Lifeline (écourtée pour le single) se révèle être une chevauchée épique, ponctuée d’un riff gras et gonflée par des cordes un peu trop insistantes. Cela ne tient pas à grand-chose, mais quelques tics qui révèlent l’ambition des bonhommes à faire chanter la foule dans les stades font douter de la sincérité du propos. In The Compagny Of Imaginary Friends souffre donc d’un manque de retenue et de spontanéité pour qui ne goûte guère à ces envolées pompières – mais cela pourrait assurer un beau succès à BirdPen en première partie de U2 ou Coldplay.

Tracklist
01. Like a Mountain
02. Somewhere
03. Into The Blacklight
04. T.C.T.T.Y.A
05. Lost it
06. Lake’s Demand for an Interlude
07. No Place Like Drone
08. Alive
09. Lifeline
10. Cell Song
11. Equal Parts Hope and Dread
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