laudanum reprend Death Of A Party de Blur

laudanum 2021Death Of A Party de Blur est littéralement l’une des chansons idéales à reprendre étant donné les circonstances. Ce que vient de faire laudanum, soit Matthieu Malon versant Deus ex machina.

Sa mouture 2021 est fidèle à l’originale. Sa voix même pourrait se confondre avec celle du frontman du quatuor londonien. Une proximité qui fait dire à son ami Stéphane Merveille, auteur des pochettes de feu Monopsone : « Putain, tu chantes comme Damon, je vais donc t’appeler Matt Damon ».

Le fringant quadra, cover boy en diable donc, s’attèle actuellement à la réalisation du successeur de Decades (Monopsone – 2009. Et comme on a de la suite dans les idées, nous nous sommes permis de lui demander de nous faire un petit point d’étape et de nous écrire en quelques lignes ce qu’est Blur dans son histoire musicale personnelle.

Tu reprends Death Of A Party de Blur. C’est ta première relecture d’un titre de ce groupe, si on ne se trompe pas ?
Oui, parfaitement, c’est une première et depuis que j’ai choisi ce titre, je me demande encore comment j’ai pu passer 30 ans sans reprendre un titre de Blur auparavant. Sans doute qu’inconsciemment je n’osais pas m’y coller.

Pourquoi ce titre ? Que représente Blur dans ton Panthéon personnel ?
Depuis pas mal d’années, j’avais dans l’idée de faire un album entier de reprises anglo saxonnes traduites en français. Et puis Mendelson a sorti “sciences politiques” en 2017, ne voulant pas passer pour le suceur de roue j’ai donc abandonné l’idée 🙂 (j’ai quand même sorti 3 reprises sur ce principe depuis). Mais Blur était dans ma shortlist, je n’avais pas encore forcément choisi le titre exact, il y en avait plusieurs et il y avait notamment celui-là. J’ai toujours aimé la mélancolie de cette mélodie, et le refrain imparable de la chanson. La basse incroyable (qui pourtant vire vers le dub par instants). Et le texte, simple, redoutablement efficace. Et puis c’était un beau challenge vocal. Quand j’ai choisi le titre en mars dernier, j’avais envie de faire une reprise très fidèle, qui colle à leur instrumentation mais avec des synthés uniquement. La période que nous vivons actuellement est très difficile, y compris pour l’inspiration et cette reprise était un chouette moment de jeu avec le titre d’un autre, une respiration.Je l’ai faite juste pour le plaisir et – comme j’en étais très satisfait – PE a accepté de la mixer. Il a de nouveau fait un travail remarquable de mise en valeur de l’ensemble. J’adore particulièrement le travail sur la voix qui fait qu’elle est à la fois très présente et perdue dans les instruments. Comme le garçon dans la chanson.

Blur c’est un groupe que je chéris depuis leurs débuts. Je me souviens des premiers EP que j’allais acheter chez Danceteria et j’étais la semaine de la sortie du premier album à Paris pour l’acheter chez New Rose, je me souviens très bien de ce moment, le vendeur m’avait tendu le disque en tirant la gueule, ça semblait pas une très bonne idée pour lui d’acheter ça. 25 ans après, je suis devenu ami avec ce vendeur et il n’a pas changé d’avis concernant le groupe, je crois ! Depuis j’ai tous les disques, singles compris et j’ai du les voir un paquet de fois en live, la dernière fois c’était en 2009 à Hyde Park avec 50000 anglais, c’était un moment inoubliable.

Cette reprise est signée laudanum. Qu’en est-il du nouvel album que tu prépares sous cette bannière ?
Après des mois de page blanche, ou de page tâchée de choses pas très belles (!), le manque d’inspiration est enfin de l’histoire ancienne et je travaille du coup activement à ce 4e album. J’ai démarré une centaine d’idées depuis 2018 (ce qui ne m’était jamais arrivé pour aucun autre album), tout ça pour conserver aujourd’hui environ 25 morceaux qui sont en train d’être maquettés et je pense avoir fini cette étape d’ici l’été. Ensuite je vais lancer quelques appels à des collaborations et finaliser aussi quelques instrumentaux. Je pense avoir pas mal de matière d’ici la fin d’année pour peut-être, je le souhaite, le sortir l’an prochain. Le ton général est assez sombre mais d’une façon étonnamment dansante. Et c’est le grand retour des ambiances cinématographiques comme sur le premier album, j’ai passé plusieurs années à sampler plein de choses et ça va forcément s’entendre.

C’est tellement bath tout ça, qu’on se prend tout de même à rêver d’un album de compos interprétées en anglais, comme au temps jadis de Joe Shmo, le duo dans lequel il officia au cours des années 90.

Il y a quelques mois laudanum a remixé un titre de Mondocane, projet mené comme un seul homme par Rabih Gebeile.

Crédit photo : Matthieu Malon.

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