Lawrence revient : c’est la Felt !

Go-Kart Mozart - Mozart’s Mini-MartOn s’était promis de ne plus la faire cette blague : felt l’amour, pas la guerre…. c’est la felt…. et autres variations mais comme il y avait prescription depuis la dernière fois (le milieu des années 90), on s’est dit qu’on allait en faire profiter la nouvelle génération. Et puis l’occasion s’y prête. Après le sublime et désolant Lawrence of Belgravia, toujours disponible en DVD, qui suivait les pérégrinations artistiques de sieur Lawrence dans le milieu du show-biz triomphant, le soufflé était un peu retombé autour de l’ancien leader de Felt au point qu’on avait de nouveau perdu sa trace : quelques concerts, des DJ-sets à droite à gauche mais rien de brillant avant que ne tombe la nouvelle hier : Lawrence revient aux affaires et plutôt en force autour de rééditions qu’on imagine impeccables chez Cherry Red Records des albums de Felt et surtout d’un nouvel album, le 23 février 2018, chez les mêmes de Go-Kart Mozart, baptisé Mozart’s Mini-Mart.

On suppose que le deal avec la maison de disques était simple : on prend Felt et on lance ton nouveau disque. Marché conclu. Petit ou moyen chèque et célébration par intraveineuse (on est mauvaise langue). De quoi réjouir les fans et faciliter la redécouverte du groupe par ceux qui aiment la pop. L’événement est d’autant plus appréciable que Cherry Red (qui vient de réserver un traitement équivalent à Luke Haines, on y reviendra) a mis les petits plats dans les grands pour porter ces rééditions, réunissant les albums du groupe dans un coffret qui a l’air somptueux et un packaging unique, intitulé A Decade In Music. Le micro site créé pour l’occasion est à lui seul une œuvre d’art.

Côté nouveauté, Mozart’s Mini-Mart est annoncé par un premier single assez brillant et entraînant, When You’re Depressed, chanson virevoltante dans la lignée des meilleures productions du groupe, par une couverture jaune pétante et une tracklist à 17 têtes aux titres qui donnent envie. Entre Relative Poverty, Nub-End in A Coke Can, i’m Dope, A New World ou Farewell To Tarzan Harvey, notre coeur balance déjà d’enthousiasme et d’excitation. L’extrait laisse à penser que ce qu’on aura à entendre ne sera pas très différent des précédents albums du groupe : synth pop, mêlant entrain surjoué et mélancolie, mais Lawrence est suffisamment brillant et inspiré pour que les moments en sa compagnie, trop rares, s’entendent comme des privilèges. Notre seul regret est finalement que tout ceci ne soit pas prêt pour Noël. On aurait volontiers réservé une place dans notre botte/hotte pour tout ça. Mais les précommandes sont ouvertes.

Ecrits aussi par Benjamin Berton

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