Ménage à Trois prend le large

Ménage à TroisIls s’appellent Ménage A Trois, mais le groupe est formé par quatre jeunes garçons. Ils ont choisi un patronyme francophone, mais ils viennent de Manchester… et sont signés sur le label Cracki Records (qui a signé un beau succès commercial avec Isaac Delusion) basé à Paris. Ils ont sorti un EP baptisé Australia (dont le deuxième volet parait ces jours-ci) où l’océan tient une part primordial, mais n’ont probablement jamais navigué dans l’hémisphère sud. Ils comptent en leur rang deux anciens de la météorites WU LYF (le manifeste Go Tell Fire To The Mountain en 2011 et puis s’en va), mais ne revendiquent rien et ne verse pas dans la critique sociale.

C’est rien de le dire : Ménage A Trois brouille les pistes délibérément. Et la mise en ligne d’une nouvelle vidéo signée par le new-yorkais Marc Alain ne permettra pas de mieux cerner l’entité de ce faux-couple. D’ailleurs, le groupe a choisi un titre présent uniquement sur la version cassette du EP Australia Part II alors que l’on jettera notre dévolu sur la version vinyle et non sur un support obsolète.

Restent donc les chansons du quatuor qui recyclent des référence synthétiques eighties à un chant r’n’b’ langoureux. Si pour résumer la somme des influences ici à l’œuvre, on peut invoquer un croisement entre bon nombre de tête de gondoles du top 50 et un courant dubstep très en vogue décliné dans sa version tendre (entendre par là The XX, James Blake et consorts), on peut aussi dire que Ménage A Trois sonne comme la réponse mancunienne au spleen de l’Américain Cemeteries.

Le résultat poisse, colle aux oreilles, file un mauvais coton et un gros bourdon.

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