A peine rétabli (enfin on lui souhaite) d’une tournée compliquée à travers les Etats-Unis et d’une annulation intégrale d’un run hivernal en Amérique du Sud, l’indémodable Morrissey, toujours sans maison de disques et sans nouvel album, remet le couvert et annonce aujourd’hui une nouvelle tournée européenne.
Autour de la date maîtresse du 28 février 2026, annoncée il y a six semaines, date à laquelle il se produira à la O2 de Londres, Morrissey et son organisateur de voyages Live Nation ont noué une invasion de l’Europe en douze stations, qui passera pour une date unique, en France, le 4 mars au Zénith de Lille. Les festivités démarreront en Europe du Nord avec le Danemark, l’Allemagne et une date curieuse au Luxembourg, avant Londres, Lille, la Suisse, l’Italie et un final en trois temps en Espagne, où Morrissey avait annulé l’an dernier son unique date prévue (à Madrid). Victime d’une intense fatigue sur la saison automne/hiver, on espère que les spectateurs européens s’ils se mobilisent à nouveau pourront y voir un Morrissey aussi en forme et en voix que les festivaliers italiens de cet été, dont nous étions. Les derniers concerts avaient une allure de best-of vivant mais nostalgique, l’ancien chanteur des Smiths ayant évacué de son set d’1H30 toute trace des “nouveaux morceaux” mort-nés jamais sortis figurant sur ses albums inédits Bonfire of Teenagers et Without Music The World Dies. Les perspectives concernant ces deux disques (dont le second aurait pu être recomposé, selon les rumeurs) sont et restent à peu près nulles à ce jour. Combien de temps pourra-t-il ainsi tourner en recyclant son immense catalogue ? Sans doute encore longtemps… même si le niveau d’excitation, à force de passages et d’annulations, semble avoir clairement décru de ce côté-ci de la Manche.
Pour les fans, signalons tout de même que l’artiste a signé récemment la préface d’une biographie de la légende anglaise Cliff Richard de Mark Langhorne et Matt Richards. Anecdotique mais c’est dit. On ne revient pas en revanche sur la sortie du The Drums de Mike Joyce dont on causait la semaine dernière. Le livre qui aurait pu écorner la réputation du leader des Smiths s’est avéré plutôt une douce caresse respectueuse et pleine d’admiration qui a du remonter le moral du bonhomme exhausted.
PS : l’image est trafiquée mais plutôt cool. Le débat fait déjà rage sur les forums…

