PaulWetz : les fêlures n’attendent pas les années avant de s’entendre

PaulWetzDifficile de saisir PaulWetz. Est-ce un de ces jeunes geeks capables de s’émanciper en solo exploitant toutes les capacités de son home-studio, comme son single People qui évoque Apparat le laisse entendre ? Ou bien est-il l’un des derniers descendants d’une longue filiation de songwritter qui bâtit de petites chansons pleines de grandes émotions en grattouillant sa guitare acoustique avant de les caréner pour les emmener en clubbing ?

La parution concomitante de son single, Misfit, dans deux versions bien distinctes, opacifie l’affaire. La version qui devrait se retrouver sur l’album est sautillante comme du Metronomy avec ses claviers qui font pouet pouet avant de s’achever, sans crier garde, dans un final acoustique, guitare-voix. L’Allemand pousse cette tonalité à l’extrême dans la version ultra-dépouillée qu’il a enregistré en haut d’un belvédère de la Foret Noire. Dans les deux cas, cela ne dure guère plus que trois minutes, entamées sans préambule, avec beaucoup d’humilité et une mélancolie touchante. PaulWetz est encore tout jeune et pourtant, il doit en avoir déjà vécu des choses pour toujours cacher son regard derrière ses longs cheveux (profites-en gamin, ça ne durera pas) et fuir la caméra.

On espère très vite en écouter plus – et surtout ne pas dévoiler le secret.

Crédit photo : Johannes Boger.

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