C’est désormais dans une semaine (le 24 janvier) que sortira le nouvel album du duo Kompromat, association souvent brillante de Vitalic et Rebeka Warrior, PLДYING / PRДYING (il y a un jeu graphique sur le A qu’on est pas certains de savoir bien reproduire). Le groupe va accompagner le mouvement d’une tournée qui, sur son programme, fait le grand écart entre un Zénith de Paris (en novembre), la Route des Festivals (l’été) et quelques salles de capacité plus modeste. L’album lui-même se dévoile peu à peu avec des singles assez différents les uns des autres. Entre le tout nouveau né Lift Me Up, dont l’électro-pop et le chant si fringants qu’ils réveilleraient un mort et le plus atmosphérique et complexe I Let Myself Go Blind, on s’attend à ce que Kompromat oscille entre ces deux pôles d’attraction : la prière et la fiesta.
Le disque est présenté ainsi comme un jeu entre les notions, mêlant religiosité, célébration de rites souterrains et manifestations plus terrestres comme… le sexe, la danse, les deux étant, dans à peu près toutes les civilisations, très connectés. Musicalement, le duo reste fidèle à sa ligne qui est de ne pas s’embarrasser d’un travail qui s’enfermerait dans un sous-genre des musiques électroniques. Il y a des titres qui relèvent plus de la techno radicale, de l’EBM et d’autres qui sont clairement plus pop. Le rayon featuring est très relevé avec en guest (le titre s’appelle I Did Not Forget You et est déjà en ligne lui aussi) l’incontournable Rahim Redcar mais aussi la londonienne Farah pour ce qu’on considère comme le meilleur titre du lot, l’épique God Is On My Side.
Comme souvent avec la musique de Kompromat, il est nécessaire de s’investir un peu pour apprécier les titres : savoir lâcher prise et s’abandonner au rythmique, ne pas résister ou se croire plus intelligent qu’on est. C’est à ce prix qu’on peut y trouver son compte. Ceux qui résistent trouveront cela horrible et presque impossible à écouter.

