Periods : le girls band qui libère la femme sur Jupiter

Periods - JupiterC’est l’été et on a tout intérêt à se faire bien voir des filles que l’on va croiser durant les vacances si on veut garder une chance de mettre la main dans leur culotte. A provoc, provoc et demi, Periods (qui veut dire « règles » en anglais) est un groupe qui assume sa féminité offensive et une liberté sur la forme qui les rend immédiatement sympathiques. Ce n’est pas que pour ça (le sexe, la flambe, suivre le mouvement) qu’on fait l’article sur Periods, un nouveau trio francilien qui sortira son premier ep extended (9 morceaux) en septembre. Periods est féministe, cool et relâché de la schneck (la foufoune, pour ceux qui ne suivent pas l’évolution du langage).

Le groupe envoie une musique affolante, punk et synthétique, qu’on avait pas vue aussi vivante, assumée et enthousiaste de ce côté de l’Atlantique depuis l’invention de la femme française. Vocoder 3000, leur premier EP, est très attendu et le groupe au coeur d’une mini-hype qui a touché pour le moment, surtout la région parisienne et les médias dits « progressistes ». Pour faire simple, et reprendre leurs influences revendiquées, Periods, c’est Suicide avec une chatte et Alan Vega en moins. Ce sont des synthés enflammés qui crachent des paroles crues mais poilantes pour une approche moderne, pleine de morgue et plus subtile qu’elle en a l’air, de la place des femmes dans la société.

Les comparaisons sont plus à chercher dans les groupes féministes qui sévissent autour du monde : on pense aux excellents gallois de Joanna Gruesome pour l’énergie punk et la force, mais aussi à des groupes comme les Américaines de Ex Hex, certes un peu plus hardcore mais qui avaient emprunté à Blondie une forme de glamour coloré et sexy. L’ensemble repose sur une forme de second degré, qui n’est pas ce qu’on préfère généralement dans la musique, mais fonctionne de manière irrésistible pour la saison estivale. On espère que le groupe saura varier les registres et les tons sur ce premier ep, sous peine de rendre la dimension politique de son discours anecdotique et trop légère.

Ecrits aussi par Benjamin Berton

Benjamin Biolay / Grand Prix [Polydor]

Le chanteur tête à claques préféré des critiques français est de retour....
Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *