Roulette Memory #10 : Sparkle in the Rain de Simple Minds

Simple Minds - Sparkle in the RainA période particulière, dispositif particulier. Chaque jour, on pioche un disque au hasard dans notre discothèque et on en parle très rapidement de mémoire pour en dire du bien ou du mal, ce qu’il représente pour nous ou pas… si on s’en souvient…. 

Deuxième Roulette Memory pour moi. Je change de pièce (car oui, faute de place, mes CD et vinyles se trouvent à deux endroits distincts de mon appartement). Lumière éteinte, j’agrippe un CD : Sparkle in the rain des Simple Minds. Ça aurait pu être mieux, ça aurait pu être pire… En fait, j’ignorais même que je possédais encore ce disque en CD (je pensais n’avoir conservé que le vinyle, faut croire que non).

Qu’en dire ? J’ai dû acheter le vinyle au moment de Once Upon a Time, pas avant. Des Simple Minds, vers 83, 84, 85, comme tous les mômes 80s, je ne connaissais que les tubes Someone Somewhere et Promised You a Miracle. C’est véritablement avec le single Don’t You (et le film Breakfast Club) que j’ai écouté avec attention le groupe de Jim Kerr. Dans une autre vie, assurément.

Sparkle in the Rain, depuis longtemps maintenant, signifie pour moi le début de la fin : l’arrivée de Steve Lillywhite à la production, ce moment où Kerr ressemble de plus en plus à Bono, l’adieu à la cold et à la new wave (New Gold Dream, toujours beau) pour une musique héroïque, mondialiste, FM.

Pourtant, j’aime bien ce disque. Il me procure de jolis souvenirs insouciants, il me renvoie à des moments bienheureux – inversement à Real to Real Cacophony, Empires and Dance, Sons and Fascination et New Gold Dream (81, 82, 83, 84), que je réécoute parfois pour ce qu’ils sont : de bons albums.

Il y a des disques tellement liés à notre enfance qu’il est impossible de les renier. Dans le cas de Sparkle in the Rain, à chaud, il me suffit de repenser à l’intro de Waterfront pour raviver l’image de tous mes amis d’antan qui affichaient sur les murs de leurs chambres la couve Best de Jim Kerr fringué Cruising. J’entends encore le timbre lugubre d’East at Easter (comme si Kerr, le temps d’un titre, cherchait à conserver l’âme de Factory et Premonition). Up on the Catwalk est pour moi tout aussi lié à l’émission Les Enfants du rock que l’inébranlable Just Like Heaven de The Cure. Pas besoin de réécouter Speed Your Love to Me pour que son refrain me revienne en mémoire…

Et si, finalement, Sparkle in the Rain se bonifiait avec le temps ? Je préfère ne pas le savoir…

Sparkle in the Rain en intégralité

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