Tom Adams ne restera pas un inconnu

Tom AdamsIl a un nom des plus banals, un vrai cauchemar de référencement internet, mais il va pourtant falloir le retenir. En effet, Tom Adams devrait sortir de l’anonymat avec la parution de Voyages By Starlight pour le compte du jeune label anglais Kowloon Records (seulement trois références au compteur, dont le dernier album d’Aucan).

Pour décrire les cinq compositions du tout jeune Anglais exilé à Berlin, on pourrait dire de façon lapidaire qu’elles allient une voix de tête exceptionnelle à une instrumentation proche de la doublette Nils Frahm / Ólafur Arnalds. Entendre par là, un piano neurasthénique tout juste rehaussé d’un habillage électronique discret – et ponctuellement un ensemble de cordes (lacrymales). Ça titille le pathos, mais Tom Adams ne verse ni dans la grandiloquence (même quand il va très, très haut dans les aigus) ni dans la mièvrerie romantique. Le falsetto sur le fil quoi.

Ah oui, alors que d’autres ont du patienter longuement et malgré une discographie squelettique (il a seulement réalisé un premier EP autoproduit donc introuvable), Tom Adams a déjà été adoubé par le désormais célèbre Max Richter dont il vient de livrer un remix. Et il a déjà signé une bande originale pour le cinéma (pour The Knife That Killed Me).
L’avenir lui appartient.

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