Tu Quoque Virgine Ledoyen et les Pénélopes

The Penelopes - Virginie LedoyenOn ne va pas revenir ici sur le douloureux syndrome des actrices qui chantent. La maladie gagne chaque année du terrain et ce n’est pas parce que c’est notre chouchou générationnelle Virginie Ledoyen qui s’y colle qu’on va changer d’avis sur la question. Ceci dit entre les mains expertes et la voix grave grave grave des Penelopes, dans ce bel écrin indé indé indé à guitares guitares guitares archétypal, il n’y a personne qui osera crier au scandale et personne encore qui se retournera dans sa tombe. Cette Affliction est tout sauf affligeant, plutôt réussi dans sa capacité à sonner comme il doit sonner, c’est-à-dire bien sombre et sérieux.

The Penelopes, duo composé de Vincent Tremel et Axel Basquiat, est un groupe français, vivant désormais à Londres, tombé très tôt dans la marmite post rock. Cela s’entend très très fort, les deux hommes qui ont taquiné de l’électro, ont aimé The Cure et les musiques de Manchester en général. Leur culture est solide et embrasse un vaste champ indé, crépusculaire et semi-gothique. Cet affliction se situe entre le club de jazz… batcave et la sauterie berlinoise, entre la cold wave et la variété gothique. Le résultat est un peu dream, un peu dark avec un texte assez joliment troussé et la voix magnifique d’Axel qui fait le contrepoint avec celle, chaude et elle-même profonde et divine de l’actrice.

With all the books you read/  I stay in bed/  You take a rest,/  but I Can’t sleep,/  the time goes slow/ I never thought My life would flow… again

Un lit, des livres, le temps qui s’écoule et Virginie Ledoyen. What Else? Le groupe prépare un album prévu d’ici la fin d’année, Actresses, qui réunit un casting de feu avec, en plus de Ledoyen, des promesses d’Adjani, d’Asia Argento et de Nathalie Baye. Un rêve ? Ou un cauchemar selon qu’on goûte ou pas à ces fantaisies people. L’exécution est certes très codifiée et standard, il y a du loup aux dents acérées chez ces Pénélopes et une capacité à torturer les actrices et à jouer avec leurs personnages qui devrait rendre la chose a minima écoutable. On y retournera en tout cas.

Photo : Laurent Koffel.

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