10 ans de QuixoteMusic : le retour triomphant de la fiesta anniversaire

Quixotemusic 10 ans label
L’année 2017 aura été marquée par les célébrations d’anniversaire de deux labels aux destins assez différents mais dont la passion et le feu sacré sont sortis intacts d’une décennie passée à promouvoir dans l’ombre ou la lumière les musiques alternatives. Born Bad Records, depuis sa boutique de souvenirs initiale au label d’aujourd’hui, a fait la tournée des grands ducs dans l’Hexagone avec ses groupes vedettes dont, entre autres, Frustration et Cannibale.

De l’autre côté du spectre indé, QuixoteMusic, emmené par son patron Patrice Mancino, ancien journaliste de presse, a marqué ses dix ans d’âge par un premier concert maison où s’alignaient non seulement des groupes du cru, les formidables 1=0, mais aussi des groupes amis, gravitant autour de la communauté musicale et éthique du label. QuixoteMusic n’en est pas encore à célébrer ses non-anniversaires mais a décidé (Cervantes contre Lewis Carroll?) de doubler l’événement en organisant un second concert événement, à Paris toujours, dans la très belle salle du Petit Bain, le 21 novembre. C’est l’anniversaire Volume 2 avec une affiche encore plus alléchante que la première fois à trois groupes et DJs.

Le concert permettra de voir ou revoir les « Jon Spencer Blues de Guingamp », l’un des groupes les plus respectés de la scène indé, en la personne de The Craftmen Club. En leur temps (ils sortent un quatrième album, Colores, ces jours-ci), ces types étaient le groupe à voir et à entendre sur scène, explosifs, incandescents, outrancièrement charismatiques. Le temps les a un peu assagis (peut-être) mais croiser leur route n’est jamais anodin. A leurs côtés, Quixote Music joue sa carte joker avec les indépassables Traditional Monsters, groupe emblématique du label et freak show post-punk le plus excitant de ces cinq dernières années. Traditional Monsters est un groupe dense, surprenant et encore une fois excellent sur scène. Avant ça, les surprenants Captain Americano, évoluant dans un genre tout aussi surprenant de stoner aux accents… hispaniques (c’est-à-dire tout autre chose mais aussi son contraire), viendront craquer la première étincelle, en première présentation de leur album A Swing. Le groupe a été marqué par la perte de son chanteur, Luis, d’origine chilienne (d’où le tropisme précité) qui assistait au concert de Eagles of Death Metal au Bataclan avec son épouse (elle aussi décédée). Un des membres du groupe est aujourd’hui au chant et interprète ces chansons survivantes et d’une belle intensité.

Plateau remarquable donc et particulièrement remuant que nous propose QuixoteMusic.

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