Andy Rourke (1964-2023), The Smiths – First of The Gang To Die

The Smiths

On le savait bien malade depuis quelques temps, lui qui avait du reste, bien avant sa maladie, contribué activement à plusieurs concerts mancuniens contre le cancer. C’est son vieux pote Johnny Marr, rencontré à l’âge de 11 ans, et celui qui l’avait invité à rejoindre The Smiths, le groupe de sa vie, juste après leur premier concert, qui a confirmé la triste nouvelle. Andy Rourke, le bassiste, est mort d’un cancer du pancréas hier à l’âge de 59 ans.

Si indispensable au groupe qu’il n’avait été viré que deux semaines avant d’être réintégré lorsque le chanteur Morrissey avait fait mine de découvrir son addiction à l’héroïne au début de l’année 1986, Andy Rourke restera avant tout connu pour sa contribution décisive aux mélodies du groupe. De pair avec le batteur Mike Joyce, il avait su sublimer par un travail sur la rythmique et des lignes de basse funk simples et solides, le formidable travail de son ami à la guitare.

Après la séparation des Smiths, Rourke avait accompagné le chanteur Morrissey dans ses débuts en solo signant quelques unes des mélodies de basse marquantes de cette époque (Picadilly Palare ou Last of The International Playboys), avant de s’associer avec Joyce au procès intenté par le batteur contre les deux leaders du groupe pour récupérer une partie des droits sur les chansons qu’ils avaient aidées à composer. Rourke avait assez vite dilapidé les sommes récupérées et été déclaré en faillite. Sa seconde partie de carrière musicale ne fut pas brillante, malgré quelques piges chez les Pretenders, Badly Drawn Boy ou Ian Brown et quelques tentatives de monter des supergroupes. On citera pour mémoire le groupe Moondog One avec Joyce ou encore Freebass avec Mani des Stone Roses et Peter Hook. Rourke avait été cité à plusieurs reprises pour une implication dans une éventuelle et hypothétique reformation du groupe de Manchester. Il avait fini par vivre en faisant le DJ à droite et à gauche.

Premier membre du groupe The Smiths à tirer sa révérence, Andy Rourke était en effet, malgré le procès, réputé de caractère facile et jovial et surtout celui qui entretenait des rapports amicaux avec Marr et cordiaux avec Morrissey. Le chanteur toujours prompt à honorer la mémoire des disparus, a réagi à l’annonce par un texte intitulé Beam of Light mis en ligne sur son site quelques heures après celui de Johnny Marr. First of The Gang To Die.

L’hommage de Johnny Marr…

Celui de Morrissey sur son site titré Beam of Light

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« Sometimes one of the most radical things you can do is to speak clearly. When someone dies, out come the usual blandishments … as if their death is there to be used. I’m not prepared to do this with Andy. I just hope … wherever Andy has gone … that he’s OK. He will never die as long as his music is heard. He didn’t ever know his own power, and nothing that he played had been played by someone else. His distinction was so terrific and unconventional and he proved it could be done. He was also very, very funny and very happy, and post-Smiths, he kept a steady identity – never any manufactured moves. I suppose, at the end of it all, we hope to feel that we were valued. Andy need not worry about that. » Morrissey

Celui de Mike Joyce

Ci-dessous quelques unes de ses lignes de basse les plus emblématiques :

Crédit photo : The Smiths en 1985 via Wikimedia

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