Avec Tyne-James Organ, vivement dimanche !

Tyne-James OrganLe temps n’est pas (encore) à la bamboche, comme nous le rappelle impitoyablement le quotidien. Alors autant dire que la conjonction de “confinement“, “détresse personnelle” et “introspection artistique” dans un communiqué de presse nous donne autant envie de découvrir l’œuvre de l’artiste à l’isolement que de faire 4 heures de covoiturage avec Jean Castex. Le printemps daigne laisser filtrer quelques pales rayons de soleil et on a besoin de faire le plein de photosynthèse. On a envie de voyager, de grandes étendues et d’émerveillement. A l’office du tourisme imaginaire, l’Australie constitue ainsi une destination idéale pour devenir potes avec des types cool qui font du surf, savent allumer un barbecue sans allume-feu et capturent des crocodiles à mains nues.

Il n’en faut pas plus pour dresser l’oreille en découvrant le nouveau single de l’australien Tyne-James Organ, Sunday Suit. Ok, le jeune dandy ne correspond pas vraiment à ces clichés. Il s’est fait repérer il y a quelques mois pour avoir su convertir sa sensibilité à fleur de peau en chantant des histoires romantiques qui finissent mal, comme Hold Me Back. Mais, changement total d’ambiance au moment d’annoncer son premier album, baptisé Necessary Evil et attendu pour le 21 mai sur Dew Process, il dévoile ce Sunday Suit qui galvanise tant qu’il donnerait confiance en l’industrie pharmaceutique. Une construction de chanson ponctuée de chausse-trappes, de breaks, de ponts et qui finit dans un parfait dédoublement : c’est malin. Une ligne de guitare qui tourne en boucle comme chez Real Estate, un chant gorgé d’espoir à la façon de The Mary Onettes, une section rythmique véloce : c’est irrésistible. Le printemps arriverait-il vraiment pour dimanche prochain ?

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