La Route du Rock c’est bien évidemment les concerts dans le site du Fort de Saint-Père, mais, depuis de longues années, c’est également lors des concerts et des sets de DJs qui se déroulent l’après-midi sur la plage de Bon secours, aux pieds des remparts de la vieille ville de Saint-Malo, que les festivités s’étendent. C’est donc là, sur le sable, face à l’ilot du Grand Bé et au tombeau de l’illustre François-René de Chateaubriand que les festivaliers, soucieux de continuer à savourer quelques découvertes musicales, viennent aussi, au cours de l’après-midi, se recharger en vitamine D.

Notre après-midi se déroule ainsi, les pieds dans le sable, sous le soleil implacable et au son d’un duo québécois. Bibi Club, formé par Adèle Trottier-Rivard au chant et aux claviers et Nicolas Basque à la guitare, a déjà signé trois albums depuis 2022, tous sortis par le label Secret City Records. Le dernier opus, intitulé Amaro, est sorti en février dernier. Leur route a croisé des musiciens aussi recommandables que Blonde Redhead et Calvin Johnson, ce qui est en soi un gage de respectabilité. Ce projet, conçu afin de proposer une musique festive de salon, nous plonge dans des atmosphères d’avant-pop électronique et hypnotique, teintée de darkwave et de néofolk. Dans des formes de chants rituels, déclamés sur des ambiances baroques, de clavecins et de cuivres, leurs compositions explorent alternativement la part lumineuse de nos existences, l’amour et l’insatiable désir de vivre, et sa part sombre, la tristesse du deuil et de la perte. Leurs chansons, chargées d’une soif de vie et de célébration, à l’ambition cathartique, pourraient bien contenir une puissance thérapeutique face au marasme actuel, en insistant sur les puissances de l’amour de la nature et d’un dialogue fertile entre l’intime et le collectif. Leur prestation de l’après-midi, bien que très enjoué, reste néanmoins emprunte d’une forme de gravité qui galvanise l’intérêt, la curiosité et la bienveillance d’une audience véritablement conquise.

Après cette plaisante et reposante parenthèse sur la plage, retour vers le fort. Retardé par les embouteillages à la sortie de Saint-Malo puis à l’entrée du site, nous arrivons malheureusement un peu plus tard que prévu, en tout cas trop tard pour assister à l’intégralité du premier set, assuré par Alice Costelloe. Cette musicienne s’est précédemment illustrée dans Big deal, une formation active entre 2010 et 2016 et qui signa trois albums, d’une noisypop teintée de blues, sortis chez Mute et FatCat. Cette prestation, en forme de totale découverte, laisse au premier abord planer une brise de fraicheur lumineuse. Mais ce n’est qu’apparence, car, dans les compositions de Alice Costelloe se cache la confession d’un trauma familial, celui d’une enfance cabossée par l’addiction du père. Le titre de son premier album Move on with the tears, est ainsi assez explicite. Cet édifice d’art pop délicat, en forme de dévoilement, a été enregistré sous la conduite de Mike Lindsay (Tunng), dans son studio de Margate. L’élégance de ce musicien virtuose imprègne les enregistrements qui débordent d’émotions ciselées. Alice Costelloe sur disque, ou, ce soir sur scène, construit une musique pop délicate et épurée, aussi intime qu’intense, ou la lumière, la suspension, le flottement dialoguent avec la gravité et les déchirures. Le set, tout en retenue, présenté en trio (Chant-basse-clavier, Guitare-Clavier, batterie) reste un peu figé. Cette musique n’incite pas, il faut le reconnaitre, à l’hyperactivité, mais regorge d’élégance. Alice Costelloe, campée devant un imposant ampli basse Ampeg, toute de noir vêtue, déploie sa voix alternativement dans des registres célestes, cristallins, caressants et légèrement fatigués. Elle semble flotter, parfois accompagnée de flûtes, caresse un clavier aux sonorités variées, souvent vintages et analogiques. Un piano instable et un Mellotron répétitif produisent des plages obsédantes d’une profondeur ouateuse, tout en retenue, mais toujours soutenues par une basse structurante. À l’écoute de cette prestation, on pense alternativement et pour le meilleur à Cate Le Bon, à Melody’s Echo Chamber ou encore à Feist. Une bien agréable et délicate ouverture pour cette soirée prometteuse, qui s’ouvre là de la meilleure manière.

En prenant le chemin de la grande scène du fort, nous retrouvons les londoniens de Dry Cleaning. Ce quatuor, formé en 2018, n’est pas totalement inconnu du public malouin. Nous l’avions découvert sur la même scène en aout 2023. Il présentait alors en live son second LP, l’excellent et très remarqué Stumpwork, sorti en octobre 2022, qui faisait suite à New Long Leg sorti en 2021, deux albums produits, excusez du peu, par John Parish. Avec Secret Love leur dernier LP, sorti en janvier dernier et une fois de plus porté par le label 4AD, c’est cette fois Cate Le Bon qui a œuvré derrière la table de mixage. Ces multiples éléments constituent indubitablement une carte de visite imparable. Avec ce nouvel album et le live proposé ce soir, Dry Cleaning confirme l’excellente impression suscitée par leurs précédentes productions et par leur prestation de 2023. Ce groupe, composé de la captivante chanteuse Florence Shaw, du surexpressif guitariste Tom Dowse de son jeu de jambes électrique et de ses contorsions buccales, du batteur Nick Buxton et du bassiste Lewis Maynard, est parvenu à développer une alchimie atypique. Celle-ci est un mélange très urbain de vivacité nerveuse, de netteté tranchante, d’éclatements subits, une tension entre le punk originel, les rugosités hardcores et la no-wave. Toute l’alchimie repose ici sur des jeux de répliques, élaborées entre le chant parlé, lascif et désinvolte, presque éteint, et les parties de guitares acérées. Bref, le nettoyage à sec des Londoniens, c’est un peu comme si Kim Gordon avait soudain pris les commandes de la machine à laver sonique pour un détartrage auriculaire jubilatoire.

Retour sur la petite scène des remparts pour assister au set de Moin. Nouvelle découverte que cette formation londonienne, composée initialement sous la forme d’un trio qui réunissait Tom Halstead et Joe Andrews (Raime) et l’impressionnante percussionniste Valentina Magaletti. Celle-ci, lumineuse et souriante, presque amusée, impose une personnalité et un jeu puissant et précis. Découverte au sein de l’excellent groupe Vanishing Twins et de Tomaga, elle s’est également illustrée par des collaborations dans le champ des arts plastiques et ne cesse de surprendre pour le meilleur. À cette formation originelle s’ajoute aujourd’hui un quatrième membre. Entre grunge, shoegaze et post-rock, ce projet s’applique à contraindre, à compresser, à détourner les formes habituelles du rock à guitare dans une proposition minimaliste, oscillant continuellement entre expérimentations un peu abstraites, improvisations et motifs pop. Il en propose une lecture, dense, pesante et singulière. Portée par une écriture hybride et une énergie brute, sa musique prend toute son ampleur sur scène, dans un équilibre subtil entre repères familiers et tensions imprévisibles. Une voie lointaine nous salue, nous interpelle afin de savoir si nous l’entendons. Cette lecture en spoken word ponctue le set comme leurs derniers enregistrements, qui sont construits autour de collaborations. Des voix dialoguent avec des instrumentations ciselées, des voix éthérées, noyées dans les réverbérations, des textes sur la pesanteur urbaine londonienne et ses rues bétonnées, des compositions à fleur de peau toute en tension, des voix et des pensées qui sont comme les réponses intimes aux tensions instrumentales. Ces associations très élaborées résultent d’une construction multidisciplinaire où le musical devient hautement visuel. Dans une forme musicale expérimentale, Moin produit une musique intimiste, partagée entre abandon et hypervigilance, une forme de somnolence douillette, celle des sonorités Slow Core qui subirait les intrusions déstabilisantes de réveils confus, voire cauchemardesques, et les crises de panique qui s’ensuivent. Ce projet, en parfaite adéquation avec la confusion du monde contemporain et le désarroi qu’il occasionne, galvanise les angoisses et nous invite à intérioriser l’incertitude, l’entropie et le chaos, pour lui donner une forme musicale d’une grande élégance, abordable et plutôt caressante, sans toutefois s’embarrasser d’aucun compromis. Il lorgne parfois du côté des lenteurs et de la retenue d’un Post-Rock pratiqué outre atlantique au tournant des années 90-2000, c’est ainsi que les ambiances de certains side-projects des membres de Tortoise semblent parfois émerger, au-delà, les amateurs de Him et des projets impliquant le batteur Doug Scharin devraient également y trouver leur compte. Ce set, vous l’aurez compris, ne pouvait que contenter les amateurs de Post Rock exigeant et nous mettre dans les meilleures dispositions pour rejoindre la grande scène à l’approche de la tête d’affiche de la soirée et du set qui s’est imposé comme le sommet insurpassable de ce week-end.

Cette année, les Écossais ne se sont pas perdus du côté de Carhaix, pour s’afficher sur la scène du Motocultor Festival, comme ils avaient eu l’idée saugrenue de le faire l’an passé. Soyons un peu chauvins et exclusifs, Mogwai retrouve cette année son public de prédilection, celui des musiques indé. En débarquant sur nos radars en 1997, sur la scène de Ils ne mauron pas, un sympathique festival qui s’est tenu en mai 1997, en pleine forêt de Broceliande, dans la salle municipale de Mauron, autant dire à l’abri des regards indiscrets, Mogwai a su, très logiquement et dans une forme de progression respectueuse, imposer un style, une marque, une esthétique singulière. En montant sur scène à Mauron, dès les premières mesures, l’impression était que, définitivement, la noisy pop n’était pas morte et enterrée. Ce qui aurait pu être l’impression de l’époque, avec la mise en suspens de My Bloody Valentine, avec la dissolution de Cocteau Twins, Slowdive et Chapterhouse, et avec les orientations moins soniques de Ride et the Boo Radleys, une page semblait effectivement se tourner. L’heure ne semblait plus être aux guitares jouées pied au plancher, le regard planté sur le rack d’effet. Ce n’était en fait que l’amorce d’un renouveau et d’une métamorphose. Mogwai a su instantanément nous rassurer, revitaliser un style que l’on aurait pu croire moribond, tout en y apposant une singularité et une radicalité, un renouveau décliné également dans les années qui suivent par les Québécois de Godspeed You! Black Emperor.

Mogwai c’est avant tout une musique qui saisit le corps et libère totalement l’esprit, transforme le chaos en monumental édifice de rigueur et d’harmonie. En cette deuxième soirée du festival, les cinq Écossais, pour leur troisième apparition sur la scène du festival, et au fil de onze morceaux, nous ont fait traverser trente ans d’une copieuse discographie. Entre mélancolie, puissance et silences, des suspensions presque aussi impressionnantes que les explosions sonores. En fond de scène, les sommets montagneux de la pochette du dernier LP The Bad Fire emplissent l’espace, agrémentés de motifs abstraits d’arabesques géométriques et de réseaux informes et mouvants aux teintes acides. De gauche à droite nous trouvons le guitariste Alex Mackay, qui accompagne le groupe sur scène depuis 2016, puis les quatre membres originels, Barry Burns aux claviers et aux guitares, on se réjouit évidemment ensuite de la présence du batteur Martin Bulloch, qui, pour des raisons de santé, a malheureusement dû plusieurs fois se faire remplacer sur scène, d’abord par James Hamilton, temporairement échappé de Errors, puis, plus récemment, par la très démonstrative batteuse Cat Myers, en retrait Dominic Aitchison derrière sa copieuse barbe caresse, imperturbable, les cordes de sa basse, sur la droite, Stuart Braithwaite, à la guitare et au chant, arbore un drapeau palestinien ostensiblement déployé sur l’ampli et alterne les moments de tensions et de relâchements.

Un peu logiquement et chronologiquement, le set s’ouvre sur Yes ! I Am a Long Way From Home, issu du LP fondateur Young Team daté de 1997, ce qui entame une copieuse heure de vas et viens entre certains des titres les plus marquants de leur abondante discographie. S’enchainent ensuite Hi Chaos, issu du dernier LP, un titre chaloupé et quasi hésitant sur son rythme instable, I’m Jim Morrison, I’m Dead, l’ouverture issue de The Hawk Is Howling avec sa longue et poignante introduction au piano, pour revenir ensuite aux fondamentaux avec Summer un obscure single de 1996 que l’on retrouve ensuite en ouverture de l’essentielle compilation Ten Rapid, c’est ensuite un grand écart vers l’album As the Love Continues de 2020 et Ritchie Sacramento ou la voix de Stuart Braithwaite fait son apparition dans une forme très pop. C’est ensuite un nouveau retour aux premières heures avec New path to helicon Part 1, un sommet de leur début, orchestré par une basse onctueuse bientôt submergée par les nappes de six cordes, un morceau séminal sorti confidentiellement en 7 inch par l’excellent label Wurlitzer Juckebox, puis également repris sur Ten Rapid. La playlist nous projette ensuite en 2010, vers l’album Hardcore Will Never Die, but You Will et les stridences de How to Be a Werewolf avant de revenir en 2006, avec, une fois n’est pas coutume, un morceau d’introduction, Auto Rock et son piano flottant issu de Mr. Beast, qui précède un autre extrait du dernier LP, Fanzine Made of Flesh et son esthétique en rupture, tout en tension électronique avec sa voix filtrée au Vocoder. C’est ensuite, pour s’approcher du dénouement, le monumental Mogwai Fear Satan, l’outro de l’album Young Team avec sa cadence de cavalcade obsédante, magistralement ornée de larsens contenus et de flutes lointaines, qui vient refermer le set, en compagnie d’un autre morceau conclusif, tiré lui de Mr. Beast, l’hésitant puis explosif, massif et éruptif We’re No Here avec son déferlement tourbillonnant qui semble s’évaporer dans un dernier éclat chargé de mélancolie.
Ce set, aussi rétrospectif qu’introspectif et terriblement cinématographique, est une sorte de voyage intérieur admirablement servi par une prestation véritablement flamboyante qui donne toute sa substance à 30 années d’une carrière globalement irréprochable. Cette nouvelle prestation malouine confirme avec une forme d’évidence que, des grondements lointains qui introduisaient le fondateur Ten rapid en 1997 aux accents electro, accompagnés de voix vocodées de The Bad Fire en 2025, il n’y a définitivement rien à occulter dans la colossale discographie de Mogwai.

Difficile de se remobiliser après une telle déferlante, une pause bienvenue d’une petite demi-heure permet de remettre les pendules à l’heure, de se rafraichir et de mobiliser les dernières forces en présence. La suite, si elle s’avère moins tonitruante, n’en est pas moins classieuse et chargée d’une élégance naturelle. Baxter Dury, déjà présent sur cette même scène du fort il y quatre ans, nous revient pour présenter Allbarone son neuvième album, qui est une forme de pas de côté, voire même une forme d’OVNI, dans sa discographie. Cette virée nocturne dans un Londres de paraitre et de superficialité est nourrie à grands coups de basses addictives et de rythmiques électro très 80’s et même teintée de R&B, véritable appel vers le dance floor produit par Paul Epworth (Primal Scream, Adele, Paul Mc Cartney, Friendly Fires, U2, Lana Del Rey…). La voix, qui évoque parfois un Jarvis Cocker sans enthousiasme, se fait maintenant plus coulante et parfois quasi métallique, mais toujours aussi désabusée dans son phrasé spoken-word à l’accent Cockney, cette fois largement rehaussée de chœurs féminins. Baxter Dury, comme engagé dans un combat solitaire, avec son attitude, mélange de décontraction classieuse, d’humour pince-sans-rire chargé d’autodérision, enfonce encore un peu plus profondément le clou d’une discographie et d’une carrière singulière. Si la prestation adopte par moment des traits un peu lassants et répétitifs, Dury arpente inlassablement la scène dans des postures successives, se fige et reprend. Il déploie ses ailes, oscille entre l’offrande inconditionnelle de sa personne, les arrachements, les écartèlements et les poses d’éternel beau gosse certain de son irrésistible sex-appeal. En fin de compte, si elle ne parvient pas à totalement nous surprendre ni à véritablement nous emporter, cette prestation très incarnée ne déçoit pas, bien au contraire.

Nous clôturons ensuite cette exceptionnelle soirée sur la scène des remparts, avec les Irlandais de Sprints. Cette formation dublinoise, menée par la charismatique Karla Chubb, accompagnée de Sam McCann, Jack Callanet et du guitariste Zac Stephenson, a entamé sa carrière discographique en 2024 avec un premier album intitulé Letter To Self. À partir de là, elle s’est rapidement imposée à travers des lives implacables et foudroyants. Elle nous présente ce soir son second LP, enregistré à Paris, intitulé All That Is Over, et qui est le fruit d’une collaboration avec Daniel Fox (Gilla Band) à la production. Karla Chubb, derrière d’imposantes lunettes aux épaisses montures noires, souvent masquées sous son abondante chevelure cuivrée ondulée, qui lui donne une allure incendiaire, harangue la foule et déclenche des vagues d’enthousiasme avec son rock garage punk, lourd et abrasif. Ce rock brut est comme un élixir un peu éventé et trop chargé en alcool dans un verre abandonné sur le comptoir d’une fin de soirée dans un pub mal fréquenté. Tout cela n’est pas très délicat, mais s’avère d’une efficacité euphorisante dévastatrice et incontrôlable. Ce set, orchestré avec fougue par la voix déchirée et proche de la rupture de Karla Chubb, armée d’une Jag-stang écarlate (certainement l’une des guitares les plus informes et disgracieuses de la célèbre marque américaine), met en branle un chaos punk intense, incandescent et abrasif, ponctué par d’effervescents pogos, et d’impayables head-bangs. Pour parachever cette prestation, parfois un peu brouillonne, mais néanmoins excitante, Chubb et sa bande n’omettent pas de rendre un vibrant hommage à leurs ainées, en donnant voix au meilleur du mouvement Riot Grrrl sous la forme d’une reprise du Deceptacon de Le Tigre. Le set se clôture dans un nuage de poussière avec un sympathique et amusant « See you later La Wooute dou Wock ! ».

C’est sur ce set nerveux et acrobatique que se conclut pour nous cette soirée d’une grande cohérence. L’articulation qui nous a conduit des ambiances baroques de Bibi club vers la pop tourmentée de Alice Costelloe, puis aux rugosités tranchantes de Dry Cleaning et aux abstractions expérimentales et post rock de Moin, le tout couronné par les envols bruitistes de Mogwai et les stances théâtrales de Baxter Dury forment un ensemble aussi conséquent que logique, discursif et complémentaire. Après cette journée et cette soirée bien chargée, les rythmes électro et l’ambiance club de Marie Davidson, dont la silhouette ondulante est noyée dans un contre-jour ténébreux, ne parviendront pas à retenir notre attention. Après une dizaine de minutes d’un set beaucoup trop clinquant, pour nos pieds et nos oreilles fatiguées, sonne l’appel du repos, le temps du repli est arrivé, direction le parking ! Mais rendez-vous est déjà pris pour une troisième et ultime soirée qui promet, elle aussi, de très beaux moments.
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