Midlake revient avant la fin du monde

Midlake - For The Sake of Bethel Woods Le nouvel album de Midlake, For The Sake of Bethel Woods, ne sortira que le 18 mars 2022 chez ATO mais le fait qu’il soit annoncé est déjà en soi une (bonne) nouvelle. Les Texans n’avaient pas redonné de nouvelles depuis l’album Antiphon en 2013 qui marquait leur première réalisation depuis le départ de leur chanteur et leader Tim Smith. C’est aujourd’hui Eric Pulido qui tient la boutique et prolonge son expérience de leader au sein de la formation. Le nouvel album contiendra 11 titres dont la tracklist n’en dit pas beaucoup plus : Gone, Noble, Dawning…, The End, Glistening, Exile,… si ce n’est qu’on devrait retrouver le tropisme à la mélancolie et à la tristesse du groupe pour ce cinquième album.

En guise d’amuse-bouche, Midlake a mis en ligne un premier single, Meanwhile, qui semble renouer avec le charme des premières années. On entend en effet sur cette chanson de lointains échos de Grandaddy et du rock psychédélique des Flaming Lips. Le morceau n’est pas des plus marquants et se traîne un faux rythme un peu poussif tout du long mais dégage un charme magique, produit par un accompagnement millimétré, une production attentive et un chant au poil. Le morceau évoque ouvertement ce qui a amené le groupe à se séparer à nouveau en 2014 et à se réassembler en 2020. Eric Pulido a évoqué (de manière assez flippante) que la réunification avait été décidée suite à l’apparition qu’avait eue en rêve Jesse Chandler de son père l’invitant à renouer avec ses anciens comparses et à enregistrer à nouveau. Cette origine spirite se retrouve dans l’ambiance onirique du single dont le texte est joliment troussé et reste, jusqu’au bout, plutôt abstrait et sibyllin.

« Listen to me closely here my dear/  For I do fear that the end is near/
Oh it’s clear/  All the little things that brought us here/  Were they insincere/
Filled with crocodile tears Oh dear »

Il n’est pas certain toutefois que sur la dynamique de composition et sur la foi de ce seul single, on puisse retrouver l’allant et la virtuosité mélodique des débuts mais, par fidélité au groupe et à son univers, on y ira voir avec une curiosité évidente.

close
Recevez chaque vendredi à 18h un résumé de tous les articles publiés dans la semaine.

En vous abonnant vous acceptez notre Politique de confidentialité.

More from Benjamin Berton
Quelque part hors du temps avec Josephine Foster
On ne nous reprochera pas avec Josephine Foster et la pochette de...
Lire la suite
Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.