Morrissey adoube Brigitte Calls Me Baby pour sa tournée européenne

Brigitte Calls Me BabyLe contraire eut presque surpris. Morrissey vient de confirmer que le groupe Brigitte Calls Me Baby l’accompagnerait, en première partie, sur sa tournée britannique qui démarre fin mai et franchirait avec lui la Manche pour assurer l’ouverture de son Zénith à Paris, le 15 juin. La tournée européenne qui suivra a l’air de se remplir tranquillement puisque plusieurs dates sont déjà annoncées COMPLET, alors que Morrissey ne devrait pas avoir de nouvel album à cette date. Sur ce front, aucune nouvelle fraîche : les deux disques enregistrés il y a plusieurs années maintenant semblent promis à rester sur les étagères cette année encore (sauf surprise).

Le groupe américain Brigitte Calls Me Baby est emmené par le très séduisant et James Deanien, Wes Leavins, dont le mimétisme vocal avec l’ancien chanteur de The Smiths est assez frappant, tout comme le sont sa coiffure et ses attitudes. Un disciple ? Un clone ? Le groupe a sorti l’an dernier un premier album plutôt bien accueilli, The Future Is Our Way Out (qu’on a raté chez nous, encore un oubli fâcheux) et qui constitue une sorte de chaînon manquant entre les Strokes, Elvis et les Smiths. Les textes sont savoureux, outrageusement romantiques et parfois outrés, à l’image du chouette Pink Palace, où Leavins utilise le fameux passage en voix de tête qui a fait la célébrité du Moz. Le texte est gentiment provocateur :

Decapitation and masturbation
Don’t go hand in hand
Few things are sadder than the tragic death
Of a woman and her man
And every day I’ll be just fine if I wake up next to you
And it’s true, so true
Oh, it’s true, so true
You know that I can’t stop loving you, I always do
And you know that I can’t stop loving you, I always do, always do

… tandis que l’instrumentation oscille entre pop et rockabilly contemporain. Le nom du groupe provient d’une correspondance suivie qu’aurait entretenue le chanteur durant son adolescence avec l’icône du cinéma français Brigitte Bardot.

Tourner en compagnie d’un chanteur sexagénaire obsédé par les vieilles gloires du crooning, du rock et du cinéma des années 50-60 était donc une voie toute tracée pour le jeune groupe rétro chic. Les échos de leurs performances scéniques sont excellents voire exceptionnels, ce qui laisse présager d’un attelage fringant et digne d’être croisé. On a bien peur d’y être une fois encore… Est-ce que le groupe osera devant Morrissey proposer sa reprise du Careless Whisper de George Michael ? C’est une question qu’on peut se poser…

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