Single de l’été (7) : The Wind-Ups, éloge de la fondue californienne

The Wind-Ups - ConfectionOn parlait il y a peu de l’alliance de Wavves et de Say Anything. Puisqu’on y était la semaine dernière, on a décidé de poursuivre notre série californienne en évoquant un petit groupe quasi inconnu de ce côté-ci de l’Atlantique et qui mériterait une place d’honneur aux côtés de Nathan Williams, Ty Segall et quelques autres parmi les belles formations garage rock abrasives, mélodiques et inspirées de la baie de San Francisco. Les Wind-Ups sont à l’œuvre depuis le début des années 2020 et ont à leur actif trois albums et un disque live, quasi introuvables mais qu’on peut heureusement écouter en ligne.

Le groupe est mené quasiment en solitaire par un jeune homme, Jake Sprecher, qui fait tout lui même, joue de tous les instruments et s’enregistre dans sa chambre studio située à Chico, pas très loin de Sacramento. Le jeune homme est dans le civil programmateur de plusieurs salles de la ville dont le Duffy’s Bar qui a accueilli en 1991 plusieurs concerts mythiques des voisins de Pavement, fait un peu de journalisme et peut dépanner en tant que musicien de studio à la guitare, à la basse ou à la batterie. La musique des Wind-Ups rappelle tout ce qu’il y a de meilleur dans le rock garage californien depuis les années 70. On y retrouve des traces de rock psychédélique, de surf rock mais aussi des poussées rageuses qui renvoient au mouvement hardcore et à la violence qui s’exprimait alors sur les belles plages autour de San Francisco. Le tout est exécuté avec soin et surtout toujours rapidement et sans chichis, comme si dépasser les deux minutes était une injure faite au bon goût. Comme il se doit chez les meilleurs garagistes, le sens mélodique est présent et la musicalité prend le plus souvent le pas sur les larsens et les éclats électriques.

Surprise du chef, le groupe a reçu sur un morceau particulièrement réussi, Little Boy Blue, le renfort d’un voisin de prestige, Jonathan Richman, lui aussi habitant de ce bled, qui vient faire rugir sa guitare comme il le faisait jadis avec les Modern Lovers. Il faut dire que Sprecher avait fait un appel du pied appuyé à son aîné en lui dédiant un hommage sur un disque précédent, Jonathan Says.

Si vous avez envie de vous agiter un peu dans la chaleur ambiante, cette musique est faite pour vous.

Et on en remet une… encore meilleure :

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1 Commentaire
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Alan Lord
Alan Lord
6 jours il y a

Enfin voilà les Rolling Stones détrônés! en 1968 et 1969 ils nous donnèrent de suite les singles de l’été Jumpin’ Jack Flash et Honky Tonk Women. Bien que leur nouvel album soit numéro 1 ici et là, pu de singles de l’été de la part des pépés. Et comme il se doit!