Al’Tarba et le cycle de la vie : encore lui !

Al'TarbaOn n’en dira presque rien sous peine de passer pour un membre débile d’un quelconque fanclub mais Al’Tarba confirme sa posture d’homme du mois après la réédition de Lullabies for Insomniacs et la sortie très prochaine (le 26 février) de l’album de la Droogz Brigade, Projet Ludovico. Histoire d’illustrer la montée en puissance du beatmaker dans l’underground (et la durée de vie de cet album sorti en 2014), le Toulousain continue d’exploiter son immense Let The Ghosts Sing (Jarring Effects), album dont on avait parlé (ailleurs) à sa sortie, en sortant un nouveau clip illustrant le titre Take Me Back.

Le choix est audacieux (ce n’est pas le titre le plus tonitruant du lot) mais met en évidence ce qu’on dit depuis le début aux sceptiques : le talent de ce type dépasse de beaucoup les frontières du seul hip-hop. De fait, Raquel Aly à la réalisation met superbement en images cet instru nostalgique, exploitant à merveille le procédé (déjà vu, mais toujours efficace) d’une vie qui passe, de la naissance (l’échographie ici) à la mort, sur quelques super 8 et clichés vibrants. Le morceau est sobre, sans crescendo spectaculaire mais habile et pointilliste dans sa manière de susciter l’émotion. Il faudra un jour qu’on recause de ce courant transgenre qui fait se télescoper les figures autour d’instrumentaux minimalistes et à forte charge émotionnelle, qu’on suit maintenant de Stephen Jones, à Tortoise, en passant par la filière hip-hop. S’il fallait dessiner à la manière de William Gibson, les schémas (patterns) de la contre-culture pop, il faudrait démêler celui-ci parmi les premiers. A suivre…

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