Darkstar et Empress Of font la tournée des plages avec Reformer

Empress OfQuelle est la différence entre la (bonne) soupe et la daube ? – La première fait grandir, tandis que la seconde fait vomir. Oh bon sang, voilà le genre de questions qu’on se pose parfois au contact des titres qui évoquent le RnB. On a entendu tellement d’horreurs dans le genre qu’on se méfie maintenant au premier abord alors qu’on ne devrait pas forcément. Le groupe anglais Darkstar vient de sortir (c’était le 15 juillet) un nouvel EP intitulé Made To Measure chez Warp Records qui est un pur bonheur pour les oreilles estivales.

Le EP qui en comprend quatre est emmené par un titre fabuleux, Reformer. Le duo composé de James Young et Aiden Whalley, y invite la sublime chanteuse Lorely Rodriguez, aka Empress Of, dans un voyage érotique et sensuel au cœur de leur electro soul. A d’autres époques, on aurait appelé cela du trip hop ou du néo-RnB. En 2016, on ne sait plus trop comment désigner ce genre qui consiste à faire chanter des trucs plus ou moins tristes à une jolie jeune sur un matelas éléctro soul plus ou moins vif. Américaine, d’origine hispano-hondurienne, la jolie Empress Of, est la coqueluche des milieux latinos depuis qu’elle a signé l’an dernier son premier album, Me (qu’on recommande chaudement à tous ceux qui ont aimé Portishead). Sa voix est tout simplement magique et formidablement efficace dans les falsettos. Reformer en est une nouvelle illustration.

Ce morceau et ce ep confirment l’orientation du duo Darkstar consistant désormais à multiplier les collaborations et les featurings. Black Ghost, le deuxième titre du EP, embarque ainsi le chanteur de Brixton Gaïka dans une remarquable composition soulée/soufflée où  le nouvel astre du grime londonien exalte toute sa spiritualité. D’aucuns trouveront cela un peu mou, tandis que d’autres (dont on fait partie) rangeront les compositions ambient de Darkstar parmi ce qui se fait de plus enthousiasmant et intelligent en ce moment pour repousser les limites du mainstream.

Ecrits aussi par Benjamin Berton

Peter Perrett / Humanworld
[Domino Records]

Il faut bien considérer cela comme un miracle. Peter Perrett est revenu...
Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *