FFS où comment Franz Ferdinand et les Sparks vous envoient balader

Franz Ferdinand Sparks FFSOn avait fini par désespérer des supergroupes et des réunions foireuses. Et voici que débarque avec ce premier single, Piss Off, l’alliance la plus sympathique et prometteuse du moment : FFS. FFS, c’est tout simplement Franz Ferdinand, sur lesquels on ne pariait plus un kopeck depuis des années, et The Sparks, l’un des plus formidables groupes de frangins du monde depuis l’invention du rock. Les Ecossais et les Américains se sont croisés et manqués sur un festival, puis ont enfin réussi à s’apprivoiser et à se côtoyer, jusqu’au point de formuler un futur en commun sous la forme d’un album. Pourquoi s’arrêter en bon chemin lorsque l’amour est au rendez-vous ? Les deux groupes se seraient vachement bien entendus et auraient poussé le vice jusqu’à composer tout ensemble, plutôt que de retravailler des compositions amenées par les uns et les autres. FFS, ce n’est évidemment pas l’un de ces trucs bizarres comme Emile et Images mais bien un vrai projet qui devrait se prolonger par un premier album complet en juin et par une tournée commune qui passera par le Bataclan (Paris), le 26 juin.

Les frères Mael sont à leur échelle (indépendante et foutraque) des légendes vivantes depuis le succès rencontré par leur album Kimono My House, classique du genre, indémodable et qui fête ses… 41 ans cette année (réédité par ailleurs). Autant dire qu’à 67 et 70 ans, les deux Sparks, idolâtrés entre autres par Morrissey, sont passés par toutes les étincelles possibles mais sans jamais décevoir tout à fait. Ils ont sorti un live en 2013 qui les présentait alertes et en pleine forme ce qui n’est pas le cas de tous ces vieux machins. Le premier single résultant du travail en commun est très prometteur et conjugue les qualités des deux groupes : l’énergie sautillante de Franz Ferdinand et le côté espiègle, sophistiqué et négligemment brillant des Sparks. Le son naturel des deux groupes n’est pas si éloigné et il semble que les Sparks aient rendu à Kapranos l’envie d’en découdre. Ce Piss Off est élégant, subversif et tenace. On en fait notre ordinaire en attendant la sortie des premiers morceaux communs de Nathan Williams de Wavves et de Cloud Nothing.

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