Interpol chante New York de belle manière sur Iron City

Interpol - This Mirror Weighs A TonOn est plus si loin du nouvel album d’Interpol, This Mirror Weighs A Ton, qui sortira le 28 août chez Partisan Records. Paul Banks et sa bande en profitent pour mettre en ligne un nouvel extrait, véritable caresse de velours qui mêle amour pour la ville de New-York et désarroi existentiel. Iron City est une chanson au ralenti, sans guitare ni trompette, où le chanteur semble trier ses souvenirs, mélanger le passé et le futur comme dans un roman urbain de Chiéna Miéville, mais aussi s’adresser à une sorte d’entité supérieure, une “conscience” étrangère qu’on pourrait identifier comme l’âme de New York. C’est assez bien fait, paisible et tout en touché, rappelant les textures ambient et millimétrées des albums solo du chanteur signé Julian Plenti.

Après trois titres, on a le sentiment que cet album d’Interpol pourrait bien avoir des choses à dire et à faire valoir. Le groupe expérimente, s’éloigne du format rock habituel pour produire un travail sur les sons et les ambiances qui s’accorde plutôt bien à son univers froid et citadin. Les amateurs d’hymnes indie rock seront sûrement déçus encore que See Out Loud respectait le cahier des charges et rappelait que le groupe savait faire ça aussi. Le texte de ce Iron City a fière allure. Il faut lire les textes de Paul Banks qui, bien qu’on ne les comprenne pas toujours, réservent toujours des surprises. Celui-ci ne fait pas exception. C’est gracieux et poétique, désolé et touchant comme l’un de ces rêves de l’entre d’eux qui hésitent entre le cauchemar et le songe.

Alone in Central Park when
Nothing seems to happen
All my thoughts invaded
Memories degraded

We slept too deep
Now uncertainty fades to progress
The slow machine
Paved with traffic
Seems pleased to take us out

I can feel your love, iron city
I can build you up, feel for me

Statements I’m glad they don’t mean no
Gave our son to the 1 and 0
Then there came a dark thing
Tryna shed this shark skin

We slept too deep
And the dream repeats
But it’s fading now

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