Pavements, le biodoc sur Pavement se révèle dans toute son originalité

PavementsA groupe unique, forme documentaire unique. Le réalisateur Alex Ross Perry a enfin révélé le premier trailer de son film Pavements, consacré à Stephen Malkmus et à sa bande. La bande annonce de deux minutes et trente cinq secondes nous donne une première idée de ce que devrait être ce biodoc, mélange de biopic et de documentaire, qui semble avoir rencontré un beau succès critique partout où il a été présenté. On sait également qu’après des avant-premières début mai à Los Angeles et New York, la sortie officielle est programmée le 6 juin, en sortie nationale américaine du moins (on ne sait pas encore quand et comment le projet sera distribué par chez vous).

Le trailer est intrigant mais ne rassure pas tout à fait sur la lisibilité de l’ensemble. En effet, Perry mêle plusieurs modes narratifs au sein du film consacré à Pavement. Il y a toujours une sorte de documentaire réalisé à partir d’images d’archives et d’interviews récentes des membres du groupe, qu’il semble avoir accompagné durant un run de leur tournée de reformation. On trouve ensuite un plus singulier biopic, constitué d’un film dans le film, Range Life : A Pavement Story, qui s’appuie sur des acteurs interprétant les protagonistes de la… vraie vie. L’acteur Joe Keery par exemple incarne Stephen Malkmus, etc, dont il semble aussi croiser la route dans une sorte de film sur le tournage du film… intégré au film. En sus de tout ce beau bordel, on trouve aussi des scènes de concert et quelques extraits de la fameuse comédie musicale qui raconte l’histoire du groupe et de sa musique. Dis et mis comme ça (ce que confirme le trailer) on se dit que c’est un peu beaucoup et trop post-moderne pour nous, mais il faudra évidemment juger sur pièce. Pavements est tout entier dédié aux auteurs de Shady Lane et Cut Your Hair, et présente le groupe comme l’un des plus importants des années 90 et le plus “influential”, ce qui (même si on adore Pavement) se discute tout de même un peu. En tout cas, ce biodoc à la fois détaché, explosé, ironique et auto-référencé, n’est pas tout à fait éloigné du décalage permanent qu’aura entretenu Pavement avec sa propre épopée. D’aucuns diront que cette attitude “j’y suis sans y être tout à fait” aura empêché Malkmus d’avoir le rayonnement et la renommée que ses talents de songwriter méritaient.

En attendant de pouvoir voir le film, on pourra toujours passer le temps en allant revoir le Slow Century magnifique sorti en 2002, beaucoup plus classique celui-ci.

Recevez chaque vendredi à 18h un résumé de tous les articles publiés dans la semaine.

En vous abonnant vous acceptez notre Politique de confidentialité.

Plus d'articles de Benjamin Berton
Nouveau Future Islands : ça s’appelle Thrill et ça fait pleurer
As Long As You Are le nouveau Future Islands est confirmé pour...
Lire
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *