On a beaucoup aimé Songs of The Lost World bien sûr. Et aussi un peu écouté sa version live au Troxy. On avait aussi acheté le pré-single vinyle live d’avant l’album pour… sauver la planète. Et pour tout avouer, on n’avait pas tout à fait réalisé qu’on avait peut-être besoin aussi d’un triple album de remixes du disque. Heureusement pour nous (notre besoin de consommation est impossible à rassasier), le staff des Cure a réfléchi pour nous et nous propose à l’acquisition pour le 13 juin rien moins qu’un triple album de remix de l’original, intitulé subtilement Mixes of The Lost World.
Le nouveau disque sera disponible dans une grande variété de supports (numériques, CD, vinyles, 2 ou 3 disques, etc) et présente évidemment un casting de choix comme en témoignent les premiers extraits délivrés à l’appui de l’annonce. Paul Oakenfold s’occupe avec tact de Never Can Say Goodbye, tandis que les Four Tet font glisser le progressif Alone vers une électro bizarroïde aux vocaux quelque peu accélérés dont on ne dira pas tout à fait ce qu’on en pense. Nécessaire ou pas nécessaire ? On en est plus là depuis bien longtemps. Parmi les remixers/reworkers, figurent les noms de Mogwai, Orbital, 65daysofstatic ou encore Trentemoller ou The Twilight Sad. Groupes compagnons ou relations de longue date amicales de Robert Smith et sa bande, le casting est aussi prestigieux que de choix et devrait réserver quelques beaux moments et d’autres qu’on oubliera très vite. Les diverses éditions disponibles seront agrémentées de bonus et autres goodies supplémentaires, posters, etc qui raviront les fans hardcore et autres collectionneurs.
Ceux qui espéraient un (nouvel) album de The Cure avant l’été, comme il en avait été question, devront attendre un peu. On peut imaginer que Polydor entend prolonger un peu l’effet de souffle qu’a eu Songs of The Lost World avant d’embrayer sur autre chose. Le précédent disque de remixes de The Cure était sorti en… 2018 avec l’édition deluxe (déjà en 3 CDs) du Mixed Up de 1990. Sauf erreur de notre part, c’était alors Robert Smith qui avait tout fait tout seul, en remixant lui-même l’ensemble de ses propres titres.

