On Dead Waves ou un macaron jaune fluo ?

On Dead WavesOn ne saurait dire le nombre de fois qu’on a juré de ne plus fondre devant un macaron Picard. Les coloris révèlent l’artificialité du produit, les parfums sont indescriptibles et la dose de sucre excède largement ce que notre corps peut tolérer. Pourtant il suffit de les mettre sur la table pour qu’on pioche et pioche encore dans l’assiette.

On Dead Waves est comme ce macaron chimique et surgelé : pas une primeur, pas grand-chose de naturel, mais toujours frais et agréable en fin d’après-midi avec une tasse de thé. Il suffit d’écouter Blue Inside, lâché en avant première d’un album à paraître chez Mute le 20 mai (un second extrait est également écoutable via les liens ci-dessous), pour comprendre que ces soi-disant nouveaux venus n’ont rien de débutants. Tout ici est affaire de maîtrise et la sensualité, qui évoque les meilleures heures (donc lointaines) de Mazzy Star, relève d’un jeu de séduction finement calculé auquel on ne saurait résister.

En effet, On Dead Waves (en trois mots ou un seul par coquetterie graphique ?) réunit d’un côté, James Chapman, dont on suit depuis de longue date les productions sous le nom de Maps (trois albums au compteur dont l’inaugural et inégalé We Can Create en 2007) et de l’autre, Polly Scattergood, une jeune artiste elle aussi responsable de deux albums en 2009 et 2013 en solo – elle aussi, comme Maps, pour le compte de Mute.

Le fruit de leur rencontre est bien évidemment léché, soigné, très connoté shoegaze… et colle un spleen poisseux.

Cœur d’artichaut un jour, cœur d’artichaut toujours.

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