PACKS : la pépite canadienne lo-fi de 2021 sort son premier album

Packs - Take The CakeOn vous fait le coup chaque année mais cette fois-ci c’est la bonne. On met une pièce et même un billet sur le succès à venir et la longévité de PACKS et de sa chanteuse leader compositrice, la séduisante et pétillante Madeline Link. Cette étudiante de 24 ans, désormais diplômée en art (of course), originaire d’Ottawa, avait signé quelques morceaux sur Bandcamp mais c’est poussée par le confinement qu’elle a mis en branle son groupe (Shane Hooper à la batterie, Noah O’Neil à la basse et Dexter Nash à la guitare) pour l’amener à enregistrer et mener à son terme un premier album, Take The Cake, qui vient de sortir sur Fire Talk Records, le label new-yorkais. Reprenant des chansons travaillées en solo en 2019, les PACKS viennent de sortir l’un des disques les plus brillants et insolents de l’année.

Il ne faut pas être particulièrement perspicace pour s’apercevoir que le groupe canadien a tout pour lui : sa chanteuse est jolie, charismatique et chante merveilleusement bien. Le groupe sonne lo-fi, authentique mais avec une grande maîtrise de l’instrument, ce qui confère à la musique du quatuor une intensité désinvolte, une énergie foutraque et slacker rock qui rappelle bien entendu Pavement mais aussi l’agilité pop d’un Sebadoh ou, plus près de nous, la force mélodique et l’attitude bravache d’un Cloud Nothings… au féminin.  Difficile également à travers les scènes de vie que nous décrit la jeune Madeline Link de ne pas se souvenir des rockeuses américaines telles que Tanya Donelly ou surtout Liz Phair. L’écriture de Madeline Link est moins traumatique. La jeune femme parle de sa vie, de ses rencontres, de sa soeur qui s’éloigne, d’un accident de voiture. C’est à la fois gentillet mais suffisamment bien fait, énergique, pop et mélodique, pour séduire immédiatement, tout en gardant une âpreté rock qui ancre l’ensemble dans des sonorités lo-fi exigeantes. Les textes sont fuyants, un peu abstraits et assemblés à l’aide d’images vaguement surréalistes qui rappellent les associations d’idées d’un Stephen Malkmus. Le résultat (on reviendra en détail sur l’album) est frais, épatant et en même temps ultra-séduisant.

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