Les nouvelles coqueluches du rock indépendant… avaient laissé filer le suspense de festivals en festivals en semant des indices un peu partout préparant l’annonce qui vient d’être faite. Fontaines DC donnera bien un successeur à son Romance de 2024 le 16 octobre prochain chez XL Recordings.
Le nouveau disque s’appelle Dopamine Chamber et tient son ambassadeur avec un nouveau single, Marianne, mis en ligne pour accompagner la bonne nouvelle. Le disque contiendra onze titres et a été produit par James Ford, qui avait assuré la production de leur précédent album également et fait figure de nouvelle star du métier. L’annonce intervient après une prestation très appréciée sur la scène de la Route du Rock et avant une succession d’engagements des Irlandais en Suisse, en Autriche, Angleterre, Irlande, avant un départ pour les Etats-Unis en septembre. Le groupe de Grian Chatten est toujours sur un petit nuage critique et médiatique et tient le rythme d’une livraison tous les deux ans à peine. Dopamine Chamber sera rien de moins que leur 5ème album en sept ans, ce qui n’est pas mal du tout pour un groupe qui ne s’économise pas.
Le nouveau single est soigné mais pas vraiment surprenant. Il se balade autour d’un jeu de guitares assez attendu sur un faux rythme qui s’accorde à la mélancolie désolée et quelque peu effondrée du texte :
This year You should come and stay here/
You can follow my lead /
I can help you disappear /
Cinematic feeling /
Understand this is your life /
You can go on dreaming /
You can go under the knife Marianne
C’est plus classe que bouleversant et on se demande à l’écoute de cette composition si le groupe ne confirme pas (à nos oreilles du moins) qu’il a franchi ce cap qu’ont connu avant eux les Interpol et autres The National, nouveaux héros du post punk énergique, qui consiste à croire un peu trop à son propre son et à ne plus se préoccuper des mélodies. Ce Marianne sonne juste mais un peu trop mécanique à notre goût. Pour les amateurs, le morceau aurait été inspiré par le visionnage de la série Ripley, qu’on a pas vue bien entendu, thriller américain en noir et blanc dérivé du roman de Patricia Highsmith ayant déjà inspiré l’indépassable Plein Soleil et ses nombreux remakes. En jouant à cache cache avec la lumière, Fontaines D.C. sonne ici comme un Depeche Mode sans son mojo ou une soirée en amoureux gâchée par la canicule.
A noter qu’au moins une autre chanson, Six Shot Morning, avait déjà été jouée sur scène.

