On refait les fous du cul avec India Jordan

India JordanPrêts à se remettre la tête à l’envers ? Avec les perspectives qui arrivent, cela tombe bien car Ninja Tune vient de balancer le nouveau EP d’India Jordan en circulation et c’est une tuerie dance, groove, machin truc qui ne devrait laisser personne indemne. Voilà le disque qu’il vous faut pour picoler, baiser, danser et vous droguer à nouveau.

On racontait avec un brin de provocation il y a quelques temps qu’India Jordan était infiniment plus cool et original.e que notre Christine and The Queens nationale. A l’écoute de Watch Out!, on s’en veut même d’avoir tenté la comparaison pour attirer l’attention tant l’artiste anglais.e évolue à des années-lumière au delà. Le EP, avec ses 5 titres, est tout bonnement épatant, évoluant entre transe, techno des années 90 et groove psychédélique. Entre le très technique et très minimaliste You Can’t Expect The Cars to Stop if You Havent Pressed The Button et le single très baléarique, Watch Out!, il n’y a guère de points communs si ce n’est peut-être l’envie de s’évader et de reprendre contact avec son inconscience, la déraison et l’oubli de soi.

Les progressions sont lentes, stroboscopiques puis rave rythmées mais néanmoins marquantes. Il y a des traits de lumière qu’on oublie pas et qui rappellent le moment si particulier où l’on rouvre les yeux après avoir perdu connaissance ou accueilli un orgasme cosmique. India Jordan compose avec ce EP un disque à la fois très entraînant et séduisant mais qui ne cède jamais à la facilité. C’est le cas de Only Said Enough qui pète un peu avec ses allures de Gloria Gaynor lo-fi mais sans jamais aller tapiner du cul. Ce disque permet de reprendre contact avec son corps, avec la vie tout court. Il n’a pas d’autre ambition que ça et, il faut avouer, qu’on ne lui demande pas beaucoup plus. India Jordan nous prépare à la joie. Iel nous prépare à l’air libre, aux cuisses qui frottent, aux cheveux qui volent dans le vent, aux seins à l’air, aux jeux de ballon sur la plage, au soleil sur la peau, aux mains sur les cuisses, à tous ces machins dont on a pu rêver qu’ils reviennent et auxquels on peut encore croire un peu tant qu’on y est pas. Cet.te jeune artiste qui aime Placebo, le hardrock, les raves et la… dépression est notre meilleur.e ami.e.

Pour rappel : en tant qu’artiste non binaire, India Jordan souhaite qu’aucun qualificatif de genre ne soit utilisé pour décrire son travail, d’où le recours (fair-play) à l’écriture inclusive et à des termes neutres. Olé !

Crédit photo : Olivier Vanes

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