The Wash / Just Enough Pleasure to Remember
[Velvet Cream]

7.3 Note
7.3

The Wash – Just Enough Pleasure to RememberAttention ! Pop Alert !

Les fondations de The Wash reposent sur un clavier-chanteur en provenance du Massachusetts et un guitariste versaillais. Il n’en faut pas plus pour donner quelques pistes et passerelles musicales qu’un tas de groupes d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique empruntent allègrement.

Si leur premier album s’ouvre sur un titre survitaminé libérant une bonne grosse dose de pop synthétique comme il s’en faisait au siècle dernier, et dont la mode s’est estompée sans sembler vouloir s’éteindre, le reste de l’album montre que le duo connaît ses classiques tout en prenant ses distances avec l’évidente French Touch au pays du Roi Soleil ou avec la pop lofi à la Evan Dando ou Lou Barlow à laquelle on pourrait s’attendre avec de telles origines géographiques.

Les onze titres offrent parfois même quelques rafraichissements dont la scène Montréalaise a le secret avec le bel Hart et le sucré Strange Gift. Les deux compères poussent même le vice jusqu’à orchestrer un petit croisement Grandaddy/Tame Impala avec son nouveau single, Natasha (en écoute ci-dessous).

In fine, le tracklisting semble ne pas avoir d’importance, à part pour que les singles se suivent et ne se ressemblent pas. Pour le reste… Ce grand éventail de pop modérée prend sa valeur autant dans un album, décrit comme enregistré entre Montreuil et Saint-Germain-des-Prés, une configuration qui ouvre une porte sur un univers artistique à la croisée d’un Phœnix de la bonne époque et d’un James Mercer (the Shins) ou autre Andy Shauf. Le groupe lui-même ou son entourage professionnel, spécialisé dans ce que l’on appelle la synchro, citeront opportunément MGMT et War on Drugs mais c’est certainement pour des besoins de référencement… et c’est de bonne guerre à l’heure où il devient surhumain de se faire repérer dans cet océan de nouveautés nouvelles, innovantes (ou pas), qui viennent rafraîchir nos oreilles et ouvrir quelques fenêtres, parcs et jardins pour nos cerveaux déconfinés.

Nul doute, de fait, que l’on retrouvera des titres ici ou là sur le petit ou grand écran puisque ce premier recueil discographique, suavement intitulé Just Enough Pleasure to Remember, se réécoute à l’envi et vient donner une suite à une apparition en 2018 sur la B.O. du film de Gilles Lelouch, Le Grand Bain.

Un peu plus qu’un peu de plaisir.

Tracklist
01. Twoface
02. Summer
03. Strange gift
04. Morning lights
05. Natasha
06. Invention
07. Holden
08. Caesar
09. Japanese genius
10. Hart
11. Get on by
Écouter The Wash - Just Enough Pleasure to Remember

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