Full Moon (terrasse party) avec Dragon Rapide

Dragon RapideTout le monde sait que les dragons vivent planqués dans les Volcans d’Auvergne en attendant le retour de la Momie. Les Dragon Rapide, l’un des groupes les plus cools de la scène clermontoise, ne sont là que pour précéder la bonne nouvelle : le feu ancien va bientôt rejaillir et il sera temps alors d’arrêter la Volvic et la fumette. Surtout la Volvic en fait…

En attendant, Clermont-Ferrand sonne comme Los Angeles et Madchester réunis, avec des fourmis dans le slip, des plages de sable fin, des mariachis à danser à l’arrière-plan et des collines souriantes, quelque part entre un fantasme de Weezer, un songe de Love et le flower pop (extatique) des Stone Roses. Le nouveau single du groupe qui annonce un deuxième (si on a bien compté) album à venir en septembre s’appelle Full Moon. Le tout sortira chez Atypeek, Pop Club Records et Ganache Records, selon les formats mais on en reparlera certainement.

Comme de bien entendu, il sort le 1er mai, jour de la fête du travail sans travail et surtout soir de pleine lune. A l’écoute de ce morceau plein de gaz et de bulles, on a envie de suivre la voie lactée lactaire, de s’intoxiquer et de virer psychédélique. Le groupe repose, semble-t-il toujours, sur son équation gagnante avec Sylvain (à la guitare et au chant), Jimmy (chant et basse) et POG aux fûts. Full Moon est astucieux et toxique en diable et réussit le prodige en deux minutes et quelques de faire passer le groupe pour une nouvelle secte à la mode. Il ne faut en effet pas très longtemps pour être saisi par le vrai faux rythme, alangui et bancal, du single, pour avoir envie de danser, taper du pied, s’allonger sur le canapé et renoncer à tous ses biens au profit du Mandarom. Ces types là jouent comme des escrocs et ils sont sacrément bons dans leur domaine.

Full Moon est la chanson qu’on pourrait écouter si on nous rendait notre liberté, la chanson qu’on pourrait écouter si on ne nous la rendait pas. La chanson donc.

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